Vers une révision des droits de succession en Wallonie

Ce débat est le dernier d’une série de quatre rendez-vous. Ils précèdent les élections générales du 26 mai prochain. Après Bruxelles, après l’Europe et après le fédéral, place à présent aux élections régionales. Et deux thèmes seront abordés : l’emploi et le logement.

Entre l’emploi et le logement, le pouvoir d’achat reste au cœur de cette campagne électorale. Plus de pouvoir d’achat passe aussi par une fiscalité plus intéressante. Comment aller en ce sens? En bougeant les lignes du droit de succession, par exemple. A entendre les propositions de nos invités têtes de liste, c’est ce qui devrait se produire dès la prochaine législature.

Si le thème tient une place privilégiée dans les différents programmes des partis politiques, il semble absent de celui d’Ecolo. Mais Stéphane Hazée défend un point de vue à ce sujet. Pour lui, un travail doit être fait concernant les droits de succession, mais cela ne doit concerner que les premières tranches. « Ceux qui ont un tout petit héritage et doivent être mis à contribution directement. Il doit y avoir un seuil ».

Les droits de succession doivent être revus à la baisse pour le PS. « Spécialement sur les successions en ligne directe et sur les premières tranches », complète Jean-Claude Marcourt. Le ton reste au-delà de cela mesuré du côté du PS: « Il ne sert à rien de promettre des réductions à ce niveau puis de mettre à mal des politiques importantes comme l'offre de transport en commun ». Prudence, donc. 

Cette diminution a aussi l'approbation du cdH, « mais de manière ciblée », précise Alda Greoli, « par exemple et en particulier lorsqu'il y a conclusion d'un bail de 15 ans avec une AIS. Cela permettra d'accentuer la qualité des logements et de permettre à l'offre de location de qualité ». Proposition approuvée par Jean-Michel Rausch, président de la fédération de l'union wallonne des AIS.

De son côté, Willy Borsus rappelle une mesure prise en ce sens par le gouvernement fédéral : la suppression des droits de succession sur la maison familiale au bénéfice du conjoint survivant. « Notre prochain objectif est de diminuer le taux des droits de succession sur la ligne directe, sur ce taux de 30% ». Le ministre-président MR en profite pour mettre en avant le bilan budgétaire de son gouvernement, ce qui ne plaît pas à Jean-Claude Marcourt, qui ne manque pas de le faire savoir, et d'expliquer pourquoi.

Pour André-Pierre Puget (liste Destexhe), retaxer un bien qui l'a déjà été n'est pas acceptable: « C'est le fruit de leur travail, ils ont déjà été taxés de nombreuses fois dessus. Nous voulons diminuer de moitié les droits de succession (15%) en ligne directe et 45% dans tous les autres cas ».  

Pour en parler et en débattre, nous recevions également Olivier De Wasseige, administrateur délégué et directeur général UWE et Damien Ernst Professeur en électromécanique à l’ULiège.

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