Elections 2019 : une coalition fédérale sans la N-VA est-elle possible ?

Elections 2019 : une coalition fédérale sans la N-VA est-elle possible ?
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Elections 2019 : une coalition fédérale sans la N-VA est-elle possible ? - © DIRK WAEM - BELGA

Le Roi Philippe poursuit ce mardi ses consultations et a reçu les coprésidents d’Ecolo ainsi que la présidente de Groen. Le souverain doit établir les rapports de force, les ambitions et les exclusives de chaque parti. Plusieurs possibilités s'offrent aux partis, mais certaines ne vont pas plaire à la N-VA. 

PS et N-VA: la coalition impossible

Deux scénarios sont possibles. Le premier, c'est un gouvernement fédéral avec la N-VA. Au Nord du pays, cela ne posera pas de problème. Les partis flamands n'ont pas exprimé de réticence pour une coalition avec le parti de Bart De Wever. C'est au sud de pays que cela risque de coincer. À part le Mouvement Réformateur, aucun parti, côté francophone, ne veut s'associer avec la N-VA. Le parti socialiste l'a dit à plusieurs reprises, il ne formera pas de gouvernement avec la N-VA. "C'est la N-VA qui met un certain nombre d'exclusives, à la fois en terme de programmes et en terme d'attitude", martèle Elio Di Rupo, président du PS. Ecolo, tout comme le parti socialiste, exclut une coalition avec le parti de Bart De Wever. "On ne va pas repartir pour 541 jours sans gouvernement", estime Jean-Marc Nollet, co-président des Verts. "Il y a une alternative, elle est complexe à mettre en place. Une coalition avec l'ensemble des partis en dehors de la N-VA est possible."

Sans la N-VA? 

Les partis francophones souhaiteraient se passer de la N-VA au niveau fédéral. C'est le deuxième scénario. "Je pense, en effet, qu'après un certain temps, la solution se trouve là", a indiqué Elio Di Rupo sur le plateau du Journal Télévisé. Plusieurs coalitions sont alors envisageables. Un gouvernement arc-en-ciel est un un scénario possible. "Celui qu'on a connu avec Guy Verhofstadt entre 1999 et 2003 associant les socialistes, les libéraux et les verts", rappelle Jean Faniel. "On a une très courte majorité, 76 sièges sur 150 à la Chambre". La N-VA se retrouverait dans l'opposition. 

"Si chacun maintient ses exclusives au niveau fédéral, c'est le blocage total", analyse notre responsable éditorial politique, Thomas Gadisseux. 

La N-VA ne veut pas d'un gouvernement minoritaire en Flandre

Bart De Wever fera tout pour qu'il n'y ait pas de minorité flamande au sein du gouvernement fédéral. Et les élus du parti ont réagi aux propos de Elio Di Rupo sur nos antennes. "Ce n'est pas possible qu'on nous ignore après 24 heures. Dans quel genre de pays vivons-nous?", a déclaré Théo Francken sur Radio 1.

Autre figure de proue des nationalistes flamands, Jan Jambon parle d'un "scénario absolument impensable". "Je recommande à Monsieur Di Rupo d'examiner de près les résultats des élections en Flandre, indique Jan Jambon auprès de nos confrères de la VRT. Son appel est une méprise du signal envoyé par l'électeur flamand dimanche. Il témoigne d'une incroyable aliénité mondiale."

Côté francophone, Charles Michel est plus prudent face à un scénario sans la N-VA. Sous la dernière législature, il a travaillé avec les nationalistes, mais il en est conscient, former un gouvernement ne sera pas évident. "La manière dont les sièges sont distribués sur base des résultats rend la situation politique extrêmement compliquée", estime le Premier ministre en affaires courantes. Alors est-ce que ce sera compliqué? "Je ne le souhaite pas, mais je le crains", indique Charles Michel. "On aura besoin de faire preuve de responsabilité et de courage".


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