Elections 2019: le pouvoir d'achat vu par Ahmed Laouej (PS), Gilles Vanden Burre (Ecolo) et Georges-Louis Bouchez (MR)

Ce jeudi, Matin Première était en direct du marché matinal de Bruxelles pour aborder le thème du Pouvoir d’achat en vue des élections du 26 mai prochain avec Ahmed Laouej (PS), Gilles Vanden Burre (Ecolo) et Georges-Louis Bouchez (MR).


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Ahmed Laouej : « Les PME aujourd’hui sont les grandes perdantes de la politique du gouvernement. Au lieu de faire des grands chèques en blanc de réductions de cotisations sociales pour plus de six milliards d’euros, dont ont profité de très grandes entreprises qui n’en avaient pas besoin, j’aurais préféré qu’on oriente ces réductions de cotisations sociales vers les PME et de les lier à des créations d’emplois ».

« Les indépendants créent eux-mêmes leur emploi. À Bruxelles, c’est notamment parce qu’il y a un problème de discrimination à l’embauche, et je peux vous donner beaucoup d’exemples. Vous avez des jeunes qui créent eux-mêmes leur propre emploi, parce que cherchant un travail salarié, ils n’y arrivent pas. Ce que je veux dire par là, c’est que fondamentalement on doit mener des politiques ciblées, qui correspondent aux besoins du tissu économique. On a un tissu économique qui est composé de PME, qui représentent plus de 60% de l’emploi — 67% de l’emploi. C’est là qu’il faut diriger les efforts. Je rajoute ceci parce que […] les deux tiers des emplois créés l’ont été en raison de l’amélioration de la conjoncture internationale, et pas en raison de la politique du gouvernement Michel. »


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Gilles Vanden Burre : « Le constat est évidemment alarmant. Il faut savoir que depuis cinq ans, le taux de pauvreté en Belgique a augmenté. Aujourd’hui, on a 15% des Belges — presque deux millions de personnes — qui sont en risque de pauvreté financière. C’est inacceptable. En tant que responsable politique, je ne me résous pas à ce que deux millions de personnes soient vraiment écartées et laissées pour compte aujourd’hui en Belgique. Donc, effectivement, notre priorité en tant qu’Écolo pour la prochaine législature fédérale est de remonter toutes les allocations au niveau du seuil de pauvreté. C’est une promesse qui n’a pas été tenue par ce gouvernement fédéral parce qu’ils n’en ont pas fait une priorité. Cette mesure a été chiffrée par le Bureau du Plan à 1,8 milliard d’euros. C’est donc beaucoup d’argent, mais en ce qui concerne un tel objectif dans une société comme la Belgique au XXIe siècle, pour nous ça ne peut pas être une question budgétaire, ça doit être une question de priorité politique. Pour nous, c’est une priorité politique

Georges-Louis Bouchez : « Il y a un paramètre qui est très clair, c’est que le pouvoir d’achat a augmenté. Ce n’est pas nous qui l’indiquons, c’est le Bureau fédéral du Plan, qui estime l’augmentation du pouvoir d’achat à 5,4%. Maintenant, il y a toute une série de paramètres qui peuvent entrer en ligne de compte. C’est vrai que la diversité dans la consommation a augmenté. Je vous donne un exemple très simple : au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la part du revenu d’un ménage pour l’alimentation était de 30%, et aujourd’hui elle est à peine de 10%. On le voit donc, il y a aussi une diversification dans la consommation ».

 

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