Elections 2019: l'enseignement libre demande un refinancement

L'enseignement libre, qui scolarise un enfant sur deux en Belgique francophone, a lancé mercredi une campagne dans l'optique d'interpeller les élus sortants, à un mois des élections, afin que soit respecté le principe d'égalité entre tous les élèves. Pour ce faire, le réseau libre réclame un refinancement de son enseignement au même titre que celui de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

A travers un petit clip vidéo, qui retrace les différences entre le parcours scolaire de David et Nathalie - deux élèves de 6e primaire dont l'un fréquente une école du réseau officiel de la Fédération Wallonie-Bruxelles tandis que l'autre est inscrit dans une école libre -, la campagne met en lumière les subventions inégalitaires entre ces deux systèmes scolaires.

Ainsi, l'enseignement organisé dispose de 1620 euros pour couvrir tous les frais de fonctionnement alors que l'école libre fréquentée par Nathalie ne perçoit que 814 euros, soit 50% de moyens en moins, selon des chiffres de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Or, ces écoles doivent pourtant assurer les mêmes missions éducatives.

Le Secrétariat général de l'Enseignement catholique (SeGEC) et l'Union francophone des Associations de Parents de l'Enseignement catholique (Ufapec), à l'initiative de la campagne, réclament dès lors que l'enseignement libre soit refinancé. "Pour les 20 prochaines années, nous demandons l'application, prévue par la loi, d'égalité de traitement entre les élèves et les établissements (1 élève=1 élève) par l'octroi à l'enseignement libre d'un financement additionnel et proportionnel de 66 millions d'euros", requiert Etienne Michel, directeur général du SeGEC.

Le coup d'envoi de la campagne a été organisé à l'Institut Saint-Boniface à Ixelles, un lieu hautement symbolique puisqu'il fait référence aux accords du même noms signés en 2001, 50 ans après la loi du Pacte scolaire. Ceux-ci prévoyaient une augmentation progressive des moyens accordés aux écoles du réseau subventionné, pour que ces derniers atteignent 75% des dotations accordées aux établissements de l'enseignement organisé par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Or, à ce jour, ils atteignent péniblement les 50%.

La campagne invite le grand public à signer la pétition qui se trouve sur son site www.uneleve.be et a ensuite interpellé par mail les élus francophones.

 

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