Elections 2019: l'école vue par Laurent Hanquet (MR), Rudy Demotte (PS) et Marie-Martin Schyns (cdH)

Elections 2018: l'école vue par Laurent Hanquet (MR), Rudy Demotte (PS) et Marie-Martin Schyns (cdH)
Elections 2018: l'école vue par Laurent Hanquet (MR), Rudy Demotte (PS) et Marie-Martin Schyns (cdH) - © Tous droits réservés

Ce mardi, Matin Première était dans un internat à Jodoigne pour aborder le thème de l'école. Laurent Hanquet (MR), Rudy Demotte (PS) et Marie-Martine Schyns (cdH) ont donné leurs positions. Voici quelques morceaux choisis.

Faut-il allonger le tronc commun jusqu’à 15 ans, comme le Pacte d’excellence le préconise, et supprimer le CEB?

Laurent Hanquet (MR) : "On ne va certainement pas faire s'allonger le tronc commun. Je peux vous rassurer, on ne l'allongera pas. Je peux vous rassurer, on va renforcer les savoirs de base au sortir du fondamental parce que, comme je l'ai dit tantôt, ça risque de poser problème pour la poursuite du parcours secondaire, et même pire. Vous savez qu'entre les Flamands et les francophones, il y a un différentiel au niveau des enquêtes PISA de 40 points. Or, on sait que 30 points c'est une année en moins ou en plus de connaissances ou de compétences. (…) Ca veut dire qu'un petit néerlandophone connaît à 14 ans plus qu'un francophone à 15 ans. Et si on applique les grilles horaires du pacte d'excellence, je vous assure que demain ce sera deux ans de différence qu'il y aura. Nous n'allons donc pas allonger le tronc commun et on va faire l'évaluation de tout ce qu'on appelle les DCO, les plans de pilotage, mais ça prend plus de temps à développer".

Comment payer une meilleure et plus longue formation des profs? Est-ce vraiment impayable?

Rudy Demotte (PS), ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles : "Ça, c'est un préjugé sur lequel je ne peux pas rejoindre ceux qui l'émettent. Pourquoi ? Parce qu'on connaît déjà deux coûts. Le premier coût, c'est le coût que ça va coûter en termes de formation même, c'est-à-dire les universités et les structures qui vont devoir former les profs pour la formation initiale ou la formation continue. Ici, les universités essentiellement, c'est 40 millions d'euros supplémentaires. On connaît donc le coût. Il faut aussi rappeler que le budget de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de la Communauté française, c'est plus de 11 milliards. Donc, il faut relativiser les choses. Deuxième élément : pour payer les salaires. En vitesse de croisière, on pense que, à hauteur de plusieurs centaines de millions d'euros, avec la barémisation qui est liée à l'évolution... C'est pour 2060 et on a donc d'ici là différentes réponses qui pourront être données".

Sur la pénurie des professeurs: quelles sont les mesures qui sont prises?

Marie-Martine Schyns (cdH), ministre de l'Education en Fédération Wallonie-Bruxelles : "On travaille évidemment pour diminuer la pénurie. Il n’y a pas une solution miracle, il faudrait aligner — et c’est ce qu’on est en train de faire — plusieurs mesures, à la fois des mesures qui permettent de trouver des solutions de remplacement en urgence quand on a des professeurs absents, mais aussi des mesures qui doivent renforcer l’attractivité vers la fonction d’enseignant. Pourquoi est-ce qu’aujourd’hui beaucoup de jeunes ne se dirigent plus vers l’enseignement ? Il faut se poser la question. C’est peut-être qu’on a une image du métier qui est méconnue. On a lancé une grande campagne d’information et de sensibilisation justement à ce métier et on est aussi en train de travailler à une stabilisation des jeunes enseignants, en réfléchissant à les garder plutôt qu’à prendre un ou deux intérims. On essaye, quand ils ont travaillé un certain nombre de mois, qu’ils puissent être conservés par leur PO. Ça a un impact budgétaire, mais on est en train d’en discuter très activement".

 

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