Election présidentielle en Autriche: réactions politiques belges

Election présidentielle en Autriche: réactions politiques belges
Election présidentielle en Autriche: réactions politiques belges - © DIETER NAGL - AFP

Sans surprise, Ecolo s'est félicité lundi de l'élection du candidat vert Alexander Van der Bellen à la présidence de l'Autriche.

Dans un communiqué, les co-présidents du parti écologiste francophone se disent "soulagés" par le résultat des élections. Ceux-ci ont d'ailleurs adressé un message de félicitations au nouveau président autrichien.

"Sans votre pugnacité et votre combativité, l'Autriche aurait été le premier pays européen dirigé par un extrémiste de droite depuis la seconde guerre mondiale. Au cours de cette campagne électorale, vous êtes devenu le dernier rempart de la politique face à l'effroi et nous ne doutons pas que, dès à présent, vous deviendrez le premier bâtisseur d'un projet d'avenir, positif, ouvert et inclusif autour duquel se réunira votre peuple », ont écrit les co-présidents d'Ecolo, selon un communiqué.

Ceux-ci se disent néanmoins "inquiets" de la "fragilité" de cette "victoire sur le fil" et dénoncent "l'ambiguïté coupable" des partis traditionnels autrichiens, qui ont "progressivement trahi leurs valeurs et projets et qui auront jusqu'au bout refusé d'indiquer à leurs électeurs une préférence de vote".

Dans un autre communiqué, le président du PS, Elio Di Rupo voit dans la victoire du candidat écologiste une "source de soulagement et d'espérance", mais ceci ne peut cacher "la signification politique du vote important en faveur du candidat d'extrême droite", souligne l'ancien Premier ministre.

"Le projet fondateur de l'Europe, initié dans la foulée des heures les plus noires qu'a connues notre continent, repose sur les valeurs de tolérance, d'ouverture et de solidarité, valeurs qui sont précisément celles qui sont bafouées par le discours d'exclusion et de repli identitaire porté par le FPÖ", ajoute M. Di Rupo qui en appelle à chacun, à son niveau de responsabilité, à se mobiliser pour que le projet européen puisse "apporter des réponses justes et solidaires aux inquiétudes actuelles de nos concitoyens et propose des améliorations concrètes et ambitieuses à notre jeunesse".

Dans le camp centriste, l'eurodéputé Claude Rollin s'est dit dans un communiqué "soulagé" mais aussi "très préoccupé" par le "vote massif" exprimé en faveur de l'extrême droite.

"Le dénouement de ce scrutin ne peut occulter la dangereuse ascension du Parti libéral d'Autriche (FPÖ) d'extrême droite, dont les idées nationalistes trouvent un écho favorable auprès d'une partie significative de la population autrichienne. Ce repli anti-européen n'est pas sans rappeler les forces centrifuges à l'œuvre actuellement dans différents États membres, alimentées par des discours populistes et xénophobes en totale contradiction avec les valeurs et l'idée même d'une Union européenne. (...) Partis démocratiques comme société civile doivent redoubler d'effort pour proposer des alternatives et battre en brèche l'argumentation simpliste des leaders extrémistes".

Seule réaction issue des rangs de la majorité fédérale, le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, a adressé lundi après-midi via Twitter ses félicitations au nouveau président autrichien, et ce en français, en néerlandais et en allemand.

 

 

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