Egbert Lachaert succède à Gwendolyn Rutten à la présidence de l'Open VLD

Egbert Lachaert succédera à Gwendolyn Rutten à la présidence de l’Open VLD
Egbert Lachaert succédera à Gwendolyn Rutten à la présidence de l’Open VLD - © JAMES ARTHUR GEKIERE - BELGA

Après des mois d’attente, des reports pour cause de coronavirus, et une campagne très particulière vu le contexte, ça y est, les militants de l’Open VLD se sont exprimés sur qui doit devenir leur nouveau président de parti.

Egbert Lachaert est élu dès le premier tour, il obtient la majorité absolue avec 61,03% des votes et prend ainsi la tête des libéraux flamands. Il succède à Gwendolyn Rutten.

Quatre candidats étaient en lice, Bart Tommelein, Egbert Lachaert, Els Ampe et Stefaan Nuytten. Dès le départ, Tommelein et Lachaert faisaient figure de favoris, sans pouvoir dire lequel allait tirer son épingle du jeu.

Pas de gouvernement sans la N-VA

Egbert Lachaert, 42 ans, se présentait pour la deuxième fois comme candidat à la présidence de son parti. En 2012, il avait dû admettre sa défaite face à Gwendolyn Rutten. Alors qu’il était peu connu, cette élection lui a offert une certaine visibilité qui lui manquait, puisque son expérience politique n’est pas très grande. Surtout présent à l’échelon communal dans sa commune de Merelbeke, il devient député flamand en 2013 (suite au départ d’un autre député dont il est le 1er suppléant). Au fédéral, il est élu député en 2014. Aujourd’hui, il est chef de groupe de son parti à la chambre.

On l’a souvent entendu lors des négociations pour la formation d’un gouvernement fédéral, en tant qu’opposant à une coalition arc-en-ciel. Pour lui la formule avec les socialistes et les écologistes était "imbuvable", de même que monter dans un gouvernement sans la N-VA n’est pas une option qu’il défend. Et il n’est pas le seul à le penser, car dans sa course à la présidence, Egbert Lachaert a pu compter sur des soutiens de poids, Vincent Vanquickenborn et Alexander De Croo.

Après l’annonce des résultats, le nouveau président a déclaré qu’un nouveau chapitre s’ouvrait pour son parti : "Nous voulons promouvoir un large libéralisme qui puisse relier tous les groupes de la société".

L'annonce des résultats à l'Open VLD

Un échec pour Bart Tommelein

C’est donc un échec pour Bart Tommelein, qui partait pourtant avec de bonnes chances vu son expérience. Il n’a obtenu que 29,74% des voix. A 58 ans, il est aujourd’hui bourgmestre d’Ostende mais sa carrière politique a de multiples facettes, puisqu’il a été député fédéral (élu en 2003) et député flamand (dès 2009). En 2014 son parti le désigne secrétaire d’Etat fédéral à la lutte contre la fraude sociale. Il occupe ce poste jusqu’en mai 2016. Ensuite, le voilà propulsé ministre en Flandre cette fois, en charge des Finances, du Budget et de l’Energie.

Lors de la campagne pour la présidence de l’Open VLD, Bart Tommelein a défendu la formation rapide d’un gouvernement fédéral, même si cela devait passer par l’éviction de la N-VA. Des arguments qui n’ont donc pas trouvé d’échos auprès des militants.

Félicitations des autres présidents de partis

"Félicitations pour votre élection Egbert Lachaert", a tweeté en néerlandais le président du PS Paul Magnette. "C'est un moment spécial pour entrer dans l'arène, maintenant. J'attends avec impatience une collaboration constructive. À bientôt!", a-t-il ajouté. Avec le président du sp.a Conner Rousseau, Paul Magnette a entamé des consultations dans l'optique de former un gouvernement fédéral. Les socialistes et les libéraux sont les deux premières familles politiques à la Chambre.

"Félicitations à Egbert Lachaert pour sa très claire victoire", a indiqué, aussi en néerlandais, le président des libéraux francophones Georges-Louis Bouchez. "J'ai hâte de travailler avec une famille libérale forte et unie. Au travail à présent pour donner à la Belgique un plan de relance ambitieux."

Le président du cdH Maxime Prévot a lui aussi fait part de ses félicitations. "De beaux défis nous attendent pour éviter un marasme socio-économique et relancer le drapeau de la Belgique. Et merci à Gwendolyn Rutten pour son travail et les échanges toujours constructifs que nous avons eus."

"Félicitations et bonne chance", a brièvement tweeté en néerlandais le président de DéFI François De Smet.