Editions de l'Avenir: l'heure des comptes a sonné

La direction de Publifin va couper des têtes aux Éditions de l'Avenir. Quelle sera la réaction du personnel?
La direction de Publifin va couper des têtes aux Éditions de l'Avenir. Quelle sera la réaction du personnel? - © ERIC LALMAND - BELGA

Le protocole d’accord négocié en 6ème vitesse pour dégraisser du personnel aux Éditions de l’Avenir a montré ses limites. Les départs volontaires escomptés par la direction sont moins nombreux que prévus et le directoire de Publifin, l'actionnaire de l'Avenir, s'apprête à couper des têtes.

Conditions ingrates
Dans la plupart des services, les départs correspondent plus ou moins aux prévisions. Mais pas dans le cœur de l’entreprise: à la rédaction, tout au plus 7 ou 8 personnes sur 30 sont disposées à quitter. Les conditions ne semblent guère attractives. Et une proposition formulée par l’Association des Journalistes Professionnels pour les ajuster a été balayée par la direction.

Misérable St-Valentin!
La date-butoir pour prendre une décision est fixée ce 14 février mais plus rien ne bouge. Lundi prochain, la direction va donc compléter les départs volontaires avec la liste de ceux qu’elle désire voir partir. Dans les couloirs de l’Avenir, on a en effet la certitude que le recensement des indésirables est déjà établi et que les journalistes qui ont montré leur indépendance vis-à-vis de leur actionnaire Publifin ou qui ont pris la parole au nom de leurs collègues feront les frais de l’opération.

Bronca?
L’heure des règlements de compte paraît avoir sonné aux Éditions de l’Avenir. Mais le personnel ne semble pas prêt à capituler. Une assemblée générale se tiendra très probablement ce mardi et décidera sans doute d’une réplique.
Jusqu’ici aucune grève n’a jamais éclaté à l’Avenir, y compris dans les moments de grande tension. Mais le raidissement des parties n’exclut désormais plus le clash.

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK