Economie à Bruxelles : soutien à la production décarbonée et à l'économie circulaire

Un marché bio en Région bruxelloise
Un marché bio en Région bruxelloise - © OLIVIER HOSLET - BELGA

Au chapitre économie, le gouvernement estime qu’une "Région dynamique et innovante sur les plans économique, environnemental et social, constitue un atout pour maintenir les forces vives sur son territoire et attirer les talents de demain". Le gouvernement souhaite atteindre l’objectif d’une "économie de marché régulée et décarbonée", en faisant des acteurs économiques des partenaires "privilégiés" : "L’ambition affichée est de mettre Bruxelles à la pointe, tant de la transition écologique et solidaire que de la digitalisation de son économie, porteuse de nombreuses opportunités". Et pour ce faire, Bruxelles annonce un changement de cap : "Les outils de soutien économique seront ainsi progressivement orientés vers le soutien à la transition de toutes les entreprises et secteurs vers des modèles de production décarbonés, vers l’économie circulaire et régénérative, vers l’entrepreneuriat social et démocratique et vers la digitalisation de l’économie. L’objectif du Gouvernement est qu’à l’horizon 2030 seuls les modèles économiques exemplaires sur le plan social et environnemental bénéficient encore du soutien public régional".

Les priorités économiques de la nouvelle équipe sont les suivantes : économie circulaire, agriculture et industrie urbaines, faire de Bruxelles une "ville intelligente", axer la politique de recherche et d’innovation "au bénéfice d’un progrès social, climatique et économique", soutien aux entrepreneurs, aux artisans, aux commerces de proximité et à l’économie sociale et collaborative, le tout tourné vers l’international.

Agriculture, pôle de compétitivité 2.0 et Green bonds

La nouvelle majorité veut absolument pousser l’économie circulaire, seule à même de proposer des emplois "non-délocalisables". La création d’un label "Designed/Made/Grown/Repaired in and around Brussels" sera mis à l’étude.

La région se dote d’un objectif chiffré en matière d’agriculture : "Afin de promouvoir l’agriculture urbaine et péri-urbaine, le Gouvernement entend se fixer des objectifs volontaristes en la matière, à savoir la production de minimum 30% de la consommation annuelle des Bruxellois en fruits et légumes à l’horizon 2035".

Bruxelles veut des "pôles de compétitivité 2.0", "qui seront les points focaux de convergence économie-recherche-innovation pour des secteurs-clés porteurs d’avenir et d’emploi. Ces pôles rassemblent tant les grandes entreprises que les PME, les starters, les universités et hautes écoles ainsi que leurs spin-off et les centres de recherche afin de mettre en œuvre des projets industriels (R&I, investissement, formation) sur la base d’un clustering virtuel".

Une "Cité des sciences", sans plus de précision, est également dans les cartons bruxellois.

Au niveau financier, le gouvernement s’engage à réinvestir "significativement" dans finance.brussels "afin de soutenir les nouveaux secteurs d’activité et de réorienter les secteurs prioritaires". Ce refinancement doit permettre la "transformation profonde des modèles économiques dans une logique 'bas carbone' et des investissements dans la transition". Bruxelles souhaite analyser "l’opportunité d’émettre des Green Bonds à l’échelle régionale pour financer les politiques de transition (mobilité, rénovation, etc.)".

 

Découvrez, dans le détail, les points les plus importants de l’accord de gouvernement bruxellois dans la série d’articles suivants :

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