Economie et Covid : une crise contrastée

Même si l'économie souffre moins, certains secteurs restent très affectés
Même si l'économie souffre moins, certains secteurs restent très affectés - © JOE KLAMAR - AFP

 

L’économie bien moins touchée par le second confinement que le premier.

Ça peut sembler étonnant mais c’est la conclusion de l’Economic Risk Management Group, le groupe chargé par les autorités d’évaluer l’incidence de la crise sur les entreprises belges. Verdict : les entreprises s’en sortent mieux qu’en mars-avril.

Ce deuxième confinement semble finalement, moins une catastrophe économique que le premier.

Moyenne

Si on regarde la situation dans son ensemble. L’impact économique du confinement actuel reste plutôt limité.

Malgré tout, en moyenne, le chiffre d’affaires baisse de 17% par rapport à la normale.

Evidemment cela reste une perte conséquente mais on est très loin des moins 40% d’avril dernier. Pour le dire autrement, l’impact de la crise – en moyenne – est deux fois plus faible cette fois-ci que lors du premier confinement.

L’écart en termes d’incidence sur le chiffre d’affaires entre les Régions se réduit, mais c’est à Bruxelles que l’impact reste le plus important.

Contrastes

Bien entendu, un secteur n’est pas l’autre

Les secteurs les plus touchés sont à nouveau les secteurs obligés de fermer :

  • La culture, les loisirs (-77%)
  • L'Horeca (-66%)
  • Les commerces non-alimentaires (-50%)

Conséquence : il y a et il y aura encore de gros dégâts, mais plus ciblés, circonscris, et dans tous les cas, moins importants qu’en mars-avril

L’économie souffre moins

Il y a cela, plusieurs explications :

  • Moins d’activités à l’arrêt. Moins de magasins fermés (des magasins qui étaient fermés au printemps, sont ouverts cette fois)
  • On a appris du premier confinement, notamment via la mise sur pied plus large de l’e-commerce. Même si ça ne compense pas toujours les pertes, cela limite les dégâts.
  • Tout un pan de l’économie continue de tourner (l’industrie, la construction, les banques, la logistique, le transport, …). Cela représente de gros secteurs qui fonctionnent (contrairement au premier confinement). Certes, un peu au ralenti par rapport à la normale, là aussi les chiffres d’affaires diminuent mais rien à voir avec les secteurs forcés de fermés.

PME et indépendants, les plus touchés

Une réalité n’est pas l’autre : PME et indépendants restent ceux qui souffrent le plus, cela se marque d’ailleurs très fort dans les chiffres. Mais, en moyenne, l’impact est plus limité qu’il y a six mois.

Mais les perspectives d’avenir, elles, restent assez moroses. Le plus inquiétant dans ces chiffres, c’est le pessimisme des entrepreneurs.

Des chiffres basés sur les impressions et les sentiments des entrepreneurs et patrons d’entreprise.

Deux chiffres :

- Ils s’attendent à ce que l’année prochaine leur chiffre d’affaires soit toujours en baisse de 12%. Il n’y aura donc toujours pas vraiment de retour à la normale

- En moyenne, les patrons prévoient d’investir 25% de moins que d’habitude l’année prochaine

Cela entraînera moins de revenus disponibles, une économie plus morose, augmentant ainsi le risque de faillites : une entreprise sur dix juge probable ou très probable de tomber en faillite.

En outre, la part des entreprises considérant qu’une faillite est probable ou très probable dans les semaines ou les mois à venir a augmenté par rapport au mois précédent, passant de 8 à 12% en novembre.
 

Des aides possibles

Face à cette situation, les autorités ont mis en place une série d’aides qui peuvent permettre aux indépendants ou PME de tenir le coup :

  • Le report des cotisations sociales
  • Les paiements tardifs ne donneront pas lieu à des majorations
  • Dispenses ou réduction des cotisations sociales
  • Doublement des droits passerelles de crise
  • Droit passerelle pour quarantaine et garde d’enfants
  • Indemnisation pour maladie ou incapacité de travail
  • L’Horeca exempt des cotisations Afsca

Economie: aides du gouvernement (JT du 06/11/2020)

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK