Prolongation de la sortie du nucléaire: le monde politique réagit

Le calendrier de sortie du nucléaire doit être respecté, souligne Ecolo
Le calendrier de sortie du nucléaire doit être respecté, souligne Ecolo - © Belga

Le calendrier de sortie du nucléaire doit être respecté, a réagi samedi le groupe Ecolo-Groen à l'annonce de Johnny Thijs dans Le Soir et De Standaard. Le nouveau président d'Electrabel a en effet fait part de sa volonté de prolonger pour 20 ans trois réacteurs nucléaires.

"Johnny Thys pense sans doute qu'on peut gérer Electrabel comme la Poste et que son identité belge lui permettra de faire passer la pilule auprès du monde politique. La ficelle est trop grosse. La sortie du nucléaire est inscrite dans la Loi: son calendrier doit être respecté", rétorque le parti des verts samedi par communiqué de presse.

Pour le groupe Ecolo-Groen, il s'agit "évidemment d'une hypothèse irresponsable, dangereuse, coûteuse, en contradiction avec les objectifs énergétiques que la Belgique doit se fixer pour réussir la transition". "Ce que nous attendons du nouveau président d'Electrabel, c'est qu'il contribue à ce que l'entreprise assume ses responsabilités quant à l'approvisionnement électrique, à la gestion du passé via des provisions nucléaires, mais aussi et surtout quant à la sécurité des installations nucléaires", a pour sa part souligné Georges Gilkinet, chef de groupe Ecolo à la Chambre.

La ministre Marghem plaide pour la stabilité

La ministre fédérale de l'Energie, Marie Christine Marghem, a quant à elle plaidé pour un minimum de stabilité dans les directions politiques par rapport à la sortie programmée du nucléaire.

"Dans tous les cas, la ministre de l'Energie plaide pour un minimum de stabilité dans les directions politiques que l'on donne afin de favoriser les investissements dans le secteur énergétique particulièrement dans le cadre de la transition. Toute décision doit être mesurée à l'aune de la sécurité d'approvisionnement du pays, du coût pour le consommateur, de l'impact environnemental et du respect des accords internationaux", détaille le communiqué.

La ministre a également répété que la loi de 2003 prévoit une sortie du nucléaire en 2025 et que ce seront au prochain gouvernement et à la prochaine majorité de prendre position sur cette question. "Une grande partie de son travail a été et reste consacré au respect du calendrier de sortie du nucléaire et au développement de sources alternatives d'énergie comme le déploiement du parc éolien offshore en mer du Nord à l'horizon 2030 ou la construction de centrales à gaz d'ici 2025", est-il encore écrit.

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