Ecolo inaugure un 1er mai consacré aux jeunes

Un troisième, ou plutôt un quatrième larron politique vient de s'inviter dans les discours du 1er mai: après le PS, le MR, le PTB, voici le 1er mai d'Ecolo. Le parti de la couleur de la tige du muguet reprend du collier sur le thème de la fête du travail, et c'est la première fois depuis plus de 15 ans.

L'avenir de la jeunesse

Ecolo a consacré son discours aux jeunes, car pour lui, ils sont victimes de "la chasse aux jeunes" vu qu'ils sont, pour beaucoup, exclus des droits aux allocations d'insertion. Ces allocations (300 à 800 euros) permettaient par le passé aux jeunes une transition vers l'entrée dans le monde du travail. Un jeune qui sortait des études pouvait bénéficier, après 9 mois , d'une allocation dite de remplacement, qui avait une durée illimitée.

Restrictions successives

Le gouvernement fédéral a d'abord augmenté la période d'attente et limité la durée de l'allocation à 3 ans. Une allocation qui a alors pris le nom d'allocation d'insertion. Le gouvernement de Charles Michel a ensuite fixé la limitation d'âge à 25 ans ; les jeunes de moins de 22 ans doivent présenter un diplôme d'enseignement supérieur ou avoir réussi une formation en alternance pour bénéficier de leurs indemnités d’insertion. 

Rétablir l'allocation d'insertion

Le parti écologiste dénonce les conséquences de ces suppressions: "37 000 personnes exclues, non pas parce que nos Gouvernements ont ou avaient un projet pour la jeunesse, mais bien parce qu'ils ont le nez rivé sur leur comptabilité et leur aveuglement idéologique ", s'insurgent Zakia Khattabi et Patrick Dupriez. 

Ecolo veut donc rétablir une allocation d'insertion pour les 18-30 ans. Elle serait individualisée pour une durée de 5 ans, accessible après un stage d'insertion de 5 mois. Le parti va plus loin : jusqu'à 30 ans, il propose que tous les jeunes qui quittent volontairement un emploi ou une activité d'indépendant après 1 an d'activité minimum - parce qu'ils ont fait un autre choix - puissent bénéficier du droit aux allocations de chômage.

Des propositions de printemps qui sont à contre-courant de la politique menée par le gouvernement Michel, et initiée par le gouvernement Di Rupo.  

"Monsieur le 1e Ministre d'Anvers"

Ecolo demande aussi au Premier ministre de mettre en oeuvre une réforme fiscale. Et le qualifie au passage de "1er ministre d'Anvers", allusion à Bart De Wever, président de la N-VA, véritable Premier ministre dans l'ombre pour Ecolo. 

10% des plus riches en Belgique disposent d'autant de richesses que les 90 autres pour cents. Ecolo demande donc une réforme pour plus de justice fiscale. 

Le discours complet :

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