Échauffourées à Bruxelles: l'échevin Alain Courtois promet des sanctions

La tolérance zéro doit être appliquée pour les fauteurs de trouble "qui ont fait d'une fête du sport une fête de la haine", a affirmé dimanche le Premier échevin de Bruxelles Alain Courtois, à la suite des rixes de la nuit dernière dans le centre de la capitale.

"Toute image utile sera exploitée à cette fin. Ceux qui ont transgressé la loi seront sanctionnés", a promis le réformateur. Il annonce aussi que des mesures seront prises pour indemniser les victimes des effectifs policiers ainsi que les commerçants sinistrés.

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De son côté, le bourgmestre de Bruxelles Philippe Close a dénoncé des émeutes "inacceptables". Il a également défendu les forces de police, disant que la police était  "extrêmement bien formée et était prête". "Elle a gardé son sang-froid et donc pu réagir rapidement, ce qui a permis de limiter les dégâts, même si ceux-ci sont évidemment de trop pour les personnes qui les subissent.

De son côté, la secrétaire d'État régionale Bianca Debaets (CD&V) a vivement dénoncé dimanche, sous sa casquette de conseillère communale d'opposition, l'inaction de la majorité communale bruxelloise pour la sécurité des quartiers centraux de la capitale, à la suite des émeutes survenues samedi soir. "Une action urgente est nécessaire dans ces quartiers. A seulement deux rues de la Grand Place, le quartier est en proie à des gangs de rue. Présence de dealers, scènes de harcèlement de rue, vols et cambriolages sont monnaie courante. Pourquoi le Collège de la Ville a-t-il laissé la situation dégénérer", demande Bianca Debaets.

Le cdH, dans l'opposition au conseil communal de la Ville de Bruxelles, a pointé du doigt dimanche la réaction tardive à ses yeux du bourgmestre Philippe Close à la suite des émeutes de samedi soir dans le centre-ville. La cheffe de file cdH Joëlle Milquet demandera à M. Close (PS) des explications officielles sur le déroulement des événements de la nuit, un plan d'indemnisation des victimes policières et civiles, une collaboration de tous les services de la Ville pour aider le parquet à identifier et condamner les auteurs des faits, ainsi que des mesures claires pour ce type de rassemblement à l'avenir.

22 policiers blessés

Des émeutes impliquant environ 300 personnes ont éclaté à Bruxelles samedi soir, quelques minutes après la qualification de l'équipe nationale marocaine de football pour la prochaine Coupe du monde en Russie.

Des magasins ont été mis à sac, des voitures incendiées et 22 policiers ont été blessés en intervenant pour rétablir l'ordre. Personne n'a encore été interpellé mais la police utilisera les images des caméras de surveillance pour identifier les auteurs. 

Que s'est-il donc passé? 

Des centaines de personnes étaient rassemblées devant la Bourse, drapeau marocain sur les épaules. Elles venaient fêter la qualification de leur équipe à la Coupe du Monde l'année prochaine.

Et puis, "on a constaté que parmi ces supporters, il y avait des gens qui jetaient des objets sur les gens, sur la police et qui commençaient à dégrader des voitures et les installations des Plaisirs d'Hiver," explique le porte-parole de la police Olivier Slosse.

Pour certains jeunes du quartier rencontrés sur place, la police "a chargé en premier". "C'est juste une simple erreur de la police", dit un jeune, "ils ont chargé les gens et ça leur a fait peur". Mais selon Olivier Slosse, "il y a des gens qui se sont mêlés à ces supporters, ont cassé des voitures. C'est ça qui a fait qu'on a dû à un moment intervenir."

 

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