E. Davignon: "Les patrons flamands n'ont plus confiance dans le gouvernement fédéral"

"Nous travaillons sur une hypothèse de temps partiel, parce qu’une entreprise c’est aussi la solidarité. Il faut que tout le monde travaille à la réussite de l’entreprise, l’objectif c’est donc de garder tous ceux que nous avons en répartissant le travail différemment", déclare Etienne Davignon à propos Brussels Airlines, qui parle aussi de réorienter l’activité, supprimer certaines lignes pour en développer d’autres.

Les patrons flamands font-il le jeu de De Wever ?

A la question de savoir s’il se sent, comme une série de patrons flamands, victime de la politique marxiste du gouvernement Di Rupo, Etienne Davignon fait ce constat : "Je crois que les patrons flamands n’ont plus confiance dans les représentants politiques flamands du gouvernement fédéral". Font-il le jeu de Bart De Wever ? "On ne peut pas dire qu’ils ne font pas le jeu de Bart De Wever (…) Pour les Flamands, Di Rupo est un double problème : d’abord il n’est pas flamand en plus il est socialiste".

Un doute sur l’efficacité des provinces…

Etienne Davignon rappelle aussi la revendication patronale, au nord comme au sud, de diminuer les coûts du travail.  Il demande également de sortir du caractère linéaire de l’index, mais pose la question : "Que fait-on des moyens supplémentaire (générés par de telles mesures)? Si ce que vous faites comme économie sert, par exemple, à payer les provinces…  faut quand même m’expliquer par rapport à ce que coûtent les provinces, ce que cela rapporte en valeur ajoutée !"

"Electrabel a joué le jeu"

Sur le dossier ArcelorMittal à Liège, l’invité du Grand Oral dit penser depuis longtemps que le chaud n’a pas d’avenir, mais croit par contre à la pérennité du froid.  Quant à la polémique sur Electrabel et sur la rente nucléaire, Etienne Davignon (qui fait toujours partie du groupe GDF Suez) ne remet pas en cause le principe de la rente, mais plutôt le fait que les règles changent en cours de route. Il estime qu’Electrabel a joué le jeu de la concurrence jusqu’ici comme le lui a demandé l’état "si on n’avait pas suivi ça… on aurait pu empêcher n’importe qui d’entrer sur le marché belge… ça c’est vrai !".

A. Ruyssen

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