Duel entre Marie-Martine Schyns (cdH) et Pierre-Yves Jeholet (MR) : que va devenir le Pacte d’excellence ?

Marie-Martine Schyns (cdH), ministre de l’Education en Fédération Wallonie-Bruxelles, candidate à la Région, et Pierre-Yves Jeholet (MR), ministre wallon de l’Economie, également candidat à la Région, débattaient ce mardi dans Matin Première.

Au cœur de leur Duel : le Pacte d’excellence, porté par Marie-Martine Schyns et vertement critiqué par le MR.


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La ministre de l’Enseignement tient d’abord à rappeler que le Pacte d’excellence a été imaginé avec les acteurs de l’enseignement, enseignants, associations de parents, syndicats, etc. « Si certains partis veulent l’ajuster, ils devront donc rediscuter avec les acteurs de l’enseignement ».

Au cœur des critiques du MR : l’allongement du tronc commun et la déconnexion avec les réalités de l’entreprise. « L’école ne ferme pas uniquement des personnes qui doivent aller travailler en entreprise, elle forme aussi des citoyens, répond Marie-Martine Schyns. Les secteurs professionnels ont participé aux réflexions. L’UWE dit qu’elle veut des jeunes bien formés, et c’est ce que le Pacte prévoit : des compétences plus élevées pour tous ».

On fait croire à tous les gens qu’ils vont pouvoir réussir dans le général

Mais pour le MR Pierre-Yves Jeholet, le Pacte d’excellence, c’est  »l’école de la démagogie ». « On doit remettre des valeurs dans l’enseignement, comme le mérite, l’exigence. On fait croire à tous les gens qu’ils vont pouvoir réussir dans le général. Or beaucoup de jeunes ont décroché, ils arrivent tard en formation en alternance, beaucoup de chômeurs sont des jeunes non qualifiés. Prolonger le tronc commun c’est une ineptie. Demain la formation devra plus se passer dans les entreprises que dans le qualifiant qui est un échec ».

Un raisonnement que conteste la ministre cdH. « Aujourd’hui les jeunes choisissent souvent parce qu’ils ont été d’échec en échec, dans des filières défavorisées. On ne peut pas continuer comme ça. Dans le pacte, il est prévu plus de bienveillance et plus d’exigences. Pour les élèves, qui éprouvent des difficultés, il faut de l’accompagnement, de la remédiation. Les cours seront revus, avec des compétences qui font sens au 21e siècle. »

« Il faut comprendre qu’il y a des jeunes qui n’ont pas envie de poursuivre l’enseignement général, ils ont envie d’apprendre un métier, assène Pierre-Yves Jeholet. Moi je ne veux pas laisser de jeunes au bord du chemin… »

Ecoutez l’intégralité du Duel ci-dessus.

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