Dossiers internationaux: Kristof Calvo "reproche à Charles Michel de laisser faire la N-VA"

Kristof Calvo
Kristof Calvo - © RTBF

Le père du chef de groupe Ecolo-Groen à la Chambre Kristof Calvo y Castañer est né à Barcelone. La présence du président destitué de la Catalogne Carles Puigdemont en Belgique étonne Kristof Calvo. La "violence contre les citoyens" qui s'est manifestée en Catalogne ces derniers temps l'inquiète: "Un pays comme l'Espagne, une région comme la Catalogne méritent mieux que la situation politique d'aujourd'hui. J'espère qu'on aura la stabilité et la paix le plus vite possible".

"Dans les dossiers internationaux, les nationalistes sont toujours des mauvais conseillers"

Dans ce dossier, le député "reproche à Charles Michel de laisser faire la N-VA". Le soir du référendum, Kristof Calvo était satisfait de la réaction du Premier ministre, qui était "un des seuls responsables au niveau européen à condamner la violence contre les citoyens à Barcelone. Maintenant, à cause de la N-VA, on risque de ne plus être audible. Je trouve que, trop souvent, ce sont les nationalistes qui déterminent nos positions au niveau européen. Dans les dossiers internationaux, les nationalistes sont toujours des mauvais conseillers. Dans des dossiers aussi sensibles, notre pays doit parler d'une seule voix, et cette voix ne doit pas être déterminée par des nationalistes, mais par des fédéralistes qui savent construire des ponts. Le projet politique de la N-VA est de diviser les gens".

Le parti Groen a décidé de présenter à Anvers une liste commune avec le sp.a et des indépendants pour les prochaines élections communales. Avec cette stratégie, Kristof Calvo espère qu'en 2018 "on aurait autre que ce qu'il y a aujourd'hui: Anvers n'est pas dirigés par un bourgmestre, mais par un président de parti (Bart De Wever, président de la N-VA, ndlr) qui ne fait de la politique que pour son électorat".

"Je ne veux pas Charles Michel pour l'éternité"

"Moi je veux évidemment un Premier ministre vert" déclare encore Kristof Calvo, "je ne veux pas Charles Michel pour l'éternité. Je préfère un Premier ministre vert qu'un Premier ministre libéral ou socialiste. Cela part aussi d'une analyse sociale et politique: le thème du climat devient de plus en plus important. Le climat n'est pas un but en soi, ni une ambition personnelle de quelqu'un. Je suis convaincu que les écologistes dans le cockpit de ce pays, cela peut faire bouger les lignes".  

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