Doel 1 et 2: les discussions portent sur une prolongation de dix ans

Doel 1 et 2: les discussions portent sur une prolongation de dix ans
Doel 1 et 2: les discussions portent sur une prolongation de dix ans - © CHRISTOPH MEEUSSEN - BELGA

Alors que l'avant-projet de loi approuvé vendredi par le gouvernement prévoit que la durée de vie des centrales Doel 1 et 2 n'ira pas au-delà du 31 mars 2016 si aucune convention relative aux modalités de la prolongation n'est signée avec le propriétaire avant le 30 novembre 2015, Electrabel indique pour sa part que les discussions actuelles portent sur une prolongation de dix ans de la durée de vie des deux réacteurs.

Ces discussions sont qualifiées de "constructives", par la porte-parole du producteur d'énergie historique en Belgique, Anne-Sophie Hugé. Electrabel dit ne pas vouloir réagir à l'avant-projet, souhaitant préalablement prendre connaissance du texte et ainsi de la volonté du gouvernement.

La fermeture de Doel 1 est toujours programmée le 15 février, comme le prévoit la loi actuelle. Le combustible pour le réacteur est épuisé. La fin de vie du réacteur Doel 2 est légalement prévue en décembre 2015. La recharge en combustible est opérée en principe selon une vision pluriannuelle. Electrabel a toutefois mis une option pour commander du combustible pour le réacteur Doel 1 en vue de l'hiver prochain et donc de la prolongation éventuelle de sa durée de vie. Pour le réacteur Doel 2, il n'est pas exclu que celui-ci soit arrêté avant la fin de l'année pour lui permettre de fournir de l'électricité au cours de l'hiver prochain, si sa durée de vie devait être prolongée également.

Tous ces points font l'objet de discussions actuellement mais selon Electrabel, celles-ci portent sur une prolongation de durée de vie de dix ans et non de quelques mois.

Sur le plan technique, Electrabel estime qu'une prolongation de la durée de vie des réacteurs Doel 1 et Doel 2 est envisageable mais précise qu'une telle décision doit être avalisée par l'Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire et entraînera des investissements de plusieurs centaines de millions d'euros.

Début janvier, Gérard Mestrallet, le CEO de GDF Suez, la maison-mère d'Electrabel, avait annoncé que le groupe souhaitait réinvestir dans les réacteurs de Doel 1 et 2 à condition que cela soit rentable.

Le CEO d'Electrabel, Philippe Van Troeye, avait déjà fait savoir pour sa part qu'il n'investira pas 600 millions d'euros ou plus dans la prolongation pour dix ans des réacteurs de Doel 1 et 2 si la taxe nucléaire n'est pas révisée.

Belga

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