Doel 1 et 2: "Electrabel négocie ses impôts" et "le pouvoir est castré"

Le PDG d'Electrabel Philippe Van Troye et le PDG d'Engie Gérard Mestrallet en discussions à la droite du Premier ministre Charles Michel le 1er décembre 2015 à Bruxelles.
Le PDG d'Electrabel Philippe Van Troye et le PDG d'Engie Gérard Mestrallet en discussions à la droite du Premier ministre Charles Michel le 1er décembre 2015 à Bruxelles. - © THIERRY ROGE - BELGA

L'opposition a exprimé mercredi son étonnement devant plusieurs dispositions de la convention signée par l'Etat belge, Electrabel et Engie à propos des centrales de Doel 1 et 2, notamment l'avant-projet de loi qui établira la redevance due par l'électricien joint en annexe.

"Un opérateur dit comment le parlement doit travailler. C'est du jamais vu", s'est exclamée la députée Karine Lalieux (PS). "Même l'avant-projet de loi a été paraphé par Gérard Mestrallet (patron d'Engie)", a renchéri Michel de Lamotte (cdH).

"Le pouvoir démocratique et politique est castré"

"La loi n'est plus qu'une annexe à une convention privée. Interdiction donc d'amender. Or, il a toujours été dit que la loi était un préalable à la convention", s'étonne pour sa part Jean-Marc Nollet (Ecolo).

Autre motif de mécontentement : le bétonnage de la prolongation des deux réacteurs pendant 10 ans moyennant une indemnité financière. "Le pouvoir démocratique et politique est castré", s'insurge l'écologiste qui met encore en avant la façon dont, selon lui, "Electrabel négocie ses impôts".

Absence d'EDF ?

Electrabel reste libre en revanche de fermer quand il veut ses centrales thermiques, constate l'opposition.

Les trois députés s'interrogent également sur l'absence d'EDF, pourtant propriétaire d'une partie du parc nucléaire, à la convention, l'absence de mention des investissements de 4,3 milliards d'euros annoncés ou le rendement de la redevance imposée à l'électricien après 2019.

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