Disparition de guichets de gare : la patronne de la SNCB envoie promener le ministre Gilkinet

A la suite des mesures annoncées ces derniers jours de la part de la SNCB concernant la fermeture de 44 guichets sur 135, ce qui représentait moins de 6% des transactions en 2019, d’ici la fin de l’année dans ses gares, le Ministre de la mobilité Georges Gilkinet avait demandé mardi de corriger le tir en communiquant sa désapprobation du projet. Il a fait savoir qu’il avait officiellement demandé au Conseil d’administration de revoir cette décision mardi prochain. 

La patronne de la SNCB, Sophie Dutordoir, rejette l'idée d’annuler la suppression des guichets et réagit dans une lettre et parle même de rupture de confiance puisque l’on comprend que le Ministre de la mobilité et elle-même en ont longuement discuté avant de faire paraître le communiqué de presse mutuellement approuvé.

Dans cette lettre, Sophie Dutordoir mentionne toutes les réunions auxquelles ont participé les collaborateurs impliqués. 

"Vous comprendrez que dans ce contexte, votre intervention du vendredi soir 29 janvier pour introduire un moratoire sur la décision prise […] était totalement incompréhensible. Après mon argumentation et ma proposition de consultation, vous avez demandé un temps de réflexion, après quoi nous avons poursuivi notre conversation dimanche matin à votre initiative".

Vous et moi sommes parvenus à un accord explicite concernant un engagement clair

"Après un début de conversation difficile […] vous et moi sommes parvenus à un accord explicite concernant un engagement clair de la part de la SNCB concernant la mise en œuvre concrète d’un certain nombre de mesures d’accompagnement supplémentaires".

La patronne de la SNCB rappelle que ni la SNCB ni personne n’est heureux de prendre cette décision.

"Il s’agit toutefois d’une décision mûrement réfléchie dans le cadre de la bonne gouvernance et fondée sur la conviction que les ressources dont nous disposons en tant qu’entreprise publique et pour lesquelles vous faites également des efforts, devraient être consacrées en priorité à ce qui correspond le mieux à la mission de service public, à savoir l’augmentation de l’offre de trains et l’accessibilité", rajoute-t-elle.

Une moquerie publique

Sophie Dutordoir estime qu’il s’agit "d’une moquerie publique, incompréhensible tant dans son contenu, sa forme que dans son timing. Cette initiative inattendue a provoqué un grave abus de confiance à mon égard".

JT du 02/02/2021

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