Discriminations au SIAMU de Bruxelles : Pascal Smet prône la tolérance zéro et veut un plan de diversité d'ici quelques mois

Une politique de tolérance zéro pour la discrimination  à court terme, la mise en œuvre d'un nouveau plan de diversité d'ici quelques mois, en accordant une attention à la sélection, à la gestion et au développement du personnel, ainsi qu'à la communication interne: tels sont les objectifs du secrétaire d'Etat bruxellois en charge du SIAMU Pascal Smet à la lumière des conclusions de l'audit sur l'ampleur des discriminations  au sein du corps des pompiers de la capitale.

Celui-ci a également indiqué mardi vouloir accroître, sur le plus long terme, la diversité sur le lieu de travail en étudiant comment utiliser des objectifs intelligents pour recruter davantage de femmes et de personnes d'origines différentes.

Homo, femme, noir, Arabe

Les indices de l'existence de discrimination à caractère sexiste et raciste au sein du corps des pompiers bruxellois ont été confortés dans le rapport réalisé par le cabinet de consultance Moore et présenté au début du mois de mai. "Tout ce qui n'est pas "homme" et "blanc" ferait l'objet de remarques, insultes, propos déplacés : homo, femme, noir, Arabe", a plus récemment écrit Unia dans un rapport sous forme de synthèse de témoignages

Le rapport d'audit de Moore était à l'ordre du jour des échanges de la commission des Affaires intérieures du parlement bruxellois, mardi. 

A cette occasion,  Pascal Smet, qui avait pris l'initiative de commanditer l'audit à la suite d'indications répétées de faits à caractère raciste et sexiste, a fait part de ses intentions pour modifier le cours des choses en la matière. 

Tous les pompiers ne sont pas racistes ou sexistes

Le secrétaire d'Etat a dit son respect pour le travail fondamental des hommes du feu pour les habitants de Bruxelles.  A ses yeux, il y a un problème d'ordre institutionnel au sein du corps des pompiers, comme l'a révélé l'audit de Moore, mais "tous les pompiers ne sont pas racistes ou sexistes" pour autant, a-t-il assuré.

Aux yeux du secrétaire d'Etat, l'audit indique clairement qu'au fil des ans, une culture organisationnelle s'est développée, tolérant les remarques racistes et sexistes, et qu'il y a du travail à faire en termes de processus et de procédures. 

Il importe par conséquent de se concentrer sur le changement de culture au niveau de l'organisation en transformant progressivement le service de l'incendie en un service public moderne et flexible où la diversité et l'inclusion sont centrales via une adaptation des processus et procédures internes.

Il s'agira d'un travail de longue haleine qui a commencé avec la remise de l'audit, a concédé Pascal Smet. Des actions ont déjà été entreprises, comme la création d'une commission d'accompagnement, l'adaptation - qu'il entend accélérer - de l'infrastructure à la présence de femmes dans les équipes (espaces de repos, douches et toilettes réservées), la pratique de l'écriture inclusive et l'optimisation des procédures disciplinaires, a-t-il enfin souligné.

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK