Discrimination à l'embauche : la Wallonie pourrait bientôt autoriser les tests de situation

Alors que la Belgique fait partie des (très) mauvais élèves en matière de taux d’emploi des immigrés d’origine non européenne, la Wallonie pourrait bientôt autoriser à son tour les tests de situation, qui se traduisent par l’envoi de deux CV similaires ne variant que selon un critère potentiellement discriminant (le sexe, l’âge, l’origine, la religion,…)

En janvier 2018, la Région bruxelloise avait été pionnière en la matière, une ordonnance y autorisant les tests de situation et la technique du "mystery shopping" (faux client, faux demandeur d’emploi) en cas de fortes présomptions de pratiques discriminantes au sein d’une entreprise.

C’est de cette expérience que la nouvelle ministre wallonne de l’Emploi, Christie Morreale (PS), entend s’inspirer. "Nous avons déjà des leviers qui permettent d’augmenter le taux d’emploi des personnes d’origine étrangère, notamment grâce à notre collaboration avec Unia. Mais ça ne suffit pas", a-t-elle déclaré, mercredi, en séance plénière du parlement régional.

"Dans les prochains mois, je vais donc revenir avec un projet s’appuyant sur ce qui fonctionne bien dans les autres Régions. Et ce qui fonctionne bien, ce sont les tests de situation en Région bruxelloise", a-t-elle ajouté.

Selon des chiffres d’Eurostat publiés en mai dernier, la Belgique a le taux d’emploi des immigrés d’origine non européenne le plus faible des 28 Etats membres, à 54%, alors que la moyenne européenne atteint 73,4%.

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