Didier Reynders quitte la politique belge, en frôlant les 1000 conseils des ministres

C’est fini. Didier Reynders n’est plus ministre, une première depuis le mois de juillet 1999. Le libéral a transmis les clés et dossiers à son successeur aux Affaires étrangères et à la Défense, Philippe Goffin. C’est un monument de la politique belge qui s’en va, après, explique-t-il avec un sourire, ne pas avoir pu atteindre les 1000 conseils des ministres : "J'en étais autour de 980, il ne manquait pas grand-chose. J’ai eu six Premier ministres, deux rois, c’est vrai, mais j’ai surtout vu passer quarante présidences rotatives de l’Union européenne. Quand on se dit que c’est chaque fois six mois, ça marque un peu…"

Celui qui se dit "un des rares vestiges du siècle passé", pour qui "en dehors de l’Église catholique, personne ne l’a fait ça de la même façon… Mais je le reconnais, sur vingt ans" voit, au total, quatre personnes le remplacer :

  • David Clarinval récupère les compétences de vice-Premier ministre MR
  • Philippe Goffin reprend donc les Affaires étrangères et la Défense
  • Koen Geens reçoit les Affaires européennes, un deal datant du remplacement de Charles Michel par Sophie Wilmès au poste de Première ministre
  • Sophie Wilmès s’occupe désormais de Beliris et des institutions culturelles fédérales

En ce qui concerne la présidence de la régionale bruxelloise du MR, il était dans un premier temps question que David Leisterh, député bruxellois et vice-président de la section régionale du MR, en devienne le président ad interim. Finalement, les quatre vice-présidents (outre David Leisterh occupent le poste Boris Dilliès, Sophie Wilmès et Sabrina Baraka) exerceront une présidence collégiale qui organisera un scrutin interne pour déterminer un nouveau président. Un nom se dégage déjà, celui du bourgmestre d'Uccle Boris Dilliès qui ne cachait pas ses ambitions en juin dernier déjà...

A partir de ce dimanche, Didier Reynders devient commissaire européen à la Justice et à l’Etat de droit. Il est désormais tenu à un strict devoir de réserve concernant les affaires politiques belges qui ne concernent pas ses compétences européennes.

 

Ci-dessus, Didier Reynders se rappelle le 12 juillet 1999, jour où il devenu ministre pour la première fois.

Ci-dessous, le libéral s’exprime sur l’avenir de la jeunesse au MR, Georges-Louis Bouchez, sur l’absence de Bruxellois des 19 communes au sein du gouvernement fédéral.

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