Didier Gosuin: "Des pressions ont été organisées sur Saïdi, Privot, Benzine"

Le projet de déradicalisation du gouvernement bruxellois semble bel et bien être à l'arrêt. 275 000 euros étaient consacrés à différents projets, mais les concepteurs ont renoncé les uns après les autres. Après Ismaïl Saïdi, ce sont les islamologues Rachid Benzine et Michaël Privot qui préfèrent se retirer du plan. Ils évoquent des attaques et une incompréhension.

Didier Gosuin (DeFi), ministre bruxellois de l'Economie et de l'Emploi, était l'invité de Matin Première. Il est notamment revenu sur cette série de démissions: "Le véritable problème, ce sont les menaces communautaires qui pèsent sur ces personnes. Avez-vous lu l’interview du président de l’Exécutif musulman ce weekend ? Que dit-il ? Il dit 'moi je pousse pour aller vers un Islam belge'. Or, à Bruxelles en particulier, il y a des membres de l’exécutif qui s’opposent à cette évolution naturelle qui vise à ce que l’Islam belge s’intègre dans la société belge et respecte les lois du peuple belge".

"On va continuer notre action contre le radicalisme"

Pour le ministre, "cela veut dire qu’il y a à Bruxelles, à l’intérieur, des foyers de résistance pour s’opposer à une modernisation de l’Islam. Et donc c’est ça qui est en question et des pressions ont été organisées sur précisément Saïdi, Privot, Benzine". Sa solution? La sensibilisation des jeunes: "On va continuer à expliquer aux jeunes que la voie d’un Islam qui n'est pas un Islam occidental n’est pas une voie possible; que le Coran est tout à fait compatible avec nos lois mais, évidemment, il ne faut pas non plus écouter les mouvements les plus radicaux. On va donc continuer notre action contre le radicalisme".

Rappelons que la polémique concernant le projet de vidéos contre la radicalisation du comédien et réalisateur Ismaël Saïdi est notamment née d'une réaction du chef du groupe Défi au Parlement bruxellois, Emmanuel De Bock.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK