Didier Gosuin (DéFI) sur la sortie du diesel: "Pas question de se limiter à un effet d'annonce"

Le parti DéFI ambitionne d'être la première force politique à Bruxelles après les élections. Pour convaincre, Didier Gosuin, ministre bruxellois de l’Emploi, de l’Économie et homme fort du parti, fait le point sur le chômage à Bruxelles et revient sur la fin du diesel en 2030. Le tout, au micro de Matin Première.

"Il n'est pas question de se limiter à un effet d'annonce." Didier Gosuin le martèle, la fin du diesel ne se contentera pas d'être promise sans être actée comme ce fut le cas pour la création du RER ou la sortie du nucléaire. Il est formel : des groupes de travail ont été formés, les chantiers vont commencer et "on va objectiver tout ça et le rendre possible".

Il faut le temps que ça arrive au cerveau

Sortir le diesel de Bruxelles, d'accord, mais, le ministre reconnait  que dans certaines situations, les technologies manquent. C'est notamment le cas pour les transports publics. Didier Gosuin se montre, malgré tout, profondément optimiste, et veut rassurer tous ceux qui veulent sortir de la pollution grandissante en ville.

Pourtant, les constructeurs automobiles semblent aller à l'encontre des plans du gouvernement bruxellois. Selon eux, en 2018, les moteurs sont meilleurs et les politiques agissent peut-être sous le coup de l'émotion suite au Dieselgate. "La question de la pollution s'est posée trop tard, explique le bourgmestre d'Auderghem. En 2000, même la ministre Écolo des transports de l'époque (Isabelle Durant, ndlr) avait fait la promotion du diesel et aidé à son financement. J'ai proposé la zone de basse émission en 2002, on l'instaure seulement maintenant, faut le temps que l'intelligence arrive au cerveau..."

22.000 demandeurs d'emploi de moins

Autre dossier, autre combat, mais autre bons résultats pour le ministre bruxellois : le chômage diminue depuis cinq ans dans la capitale. Au revoir le perpétuel Bruxelles bashing, le temps est venu de mettre en lumière les progrès en termes d'emploi. Le chômage des jeunes aurait atteint des chiffres aussi bas qu'en 1990, pour le chômage en général, on serait proche de ceux de 2002. En cinq ans, le nombre de demandeurs d'emploi a diminué de 22.000 unités.

Pour faire mieux encore, Didier Gosuin ne voit qu'une seule solution : une alliance entre secteurs privé et public pour proposer des formations adéquates. Pendant longtemps, ceux-ci se sont renvoyés la balle plutôt que de travailler ensemble à la création de formations. "Ce que les demandeurs d'emploi veulent, c'est un job et nous devons les former pour ça." Didier Gosuin, et le reste de son gouvernement bruxellois, ont moins d'un an pour arriver à cette communion et à la sortie effective du diesel de la capitale.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK