Dialogue social: aucune ouverture du gouvernement, déplorent les syndicats

Dans ces conditions, les syndicats maintiennent leurs actions de grèves tournantes par province dès le 24 novembre et la grève générale du 15 décembre.

Les syndicats ne voient rien venir, malgré une première rencontre avec le gouvernement restreint au soir même de la manifestation, et malgré une rencontre cette semaine avec Kris Peeters (CD&V), ministre de l'Emploi. Rien n'est venu du gouvernement pour rééquilibrer les mesures adoptées, pas même un impôt sur les plus-values.

Seuls les travailleurs, les demandeurs d'emploi, les malades et les pensionnés payent l'addition. Et les syndicats de citer les 8 milliards d'assainissement des finances publiques et des services publics, les 4 milliards de réduction des coûts salariaux pour les employeurs. Non seulement les revenus de la fortune ne contribuent pas suffisamment, mais, pire, disent les syndicats, ils bénéficient d'un glissement d’impôt de l'ordre de 400 millions d’euros.

Pourtant, le conseil supérieur des finances estime qu'une taxation des plus-values sur action ou sur l'immobilier (en dehors de la maison d'habitation) pourrait rapporter à l'État 3,8 milliards d'euros.

Les syndicats dénoncent la désinformation et le recours à des statistiques trompeuses. Ils renvoient aux chiffres de l'OCDE sur les taux d'imposition relativement bas en Belgique en ce qui concerne les entreprises et les revenus du capital, avec par exemple un taux réel d'imposition des sociétés de 8,5%.

Marie-Paule Jeunehomme

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