Di Rupo sur De Wever: "Des propos qui flirtent avec l'extrême-droite, Charles Michel doit s'expliquer"

Di Rupo sur De Wever: "Des propos qui flirtent avec l'extrême-droite, Charles Michel doit s'expliquer"
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Elio Di Rupo, le président du Parti socialiste a décidé de sortir franchement du bois, au lendemain des déclarations de Bart De Wever sur les migrants à l'Université de Gand. Pour l'ancien premier ministre, les propos tenus par le président de la N-VA sont plus qu'"imbuvables", selon les termes repris dans un premier communiqué du PS, ils "flirtent" carrément "avec l'extrême-droite".

"Son objectif (à Bart De Wever, ndlr), c'est de capter les voix du Vlaams Belang. Mais il est membre du gouvernement, son parti est le principal parti du gouvernement de Charles Michel. C'est un gouvernement démocratique, qui nous représente. Et donc, c'est totalement intolérable", insiste Elio Di Rupo.

Pour lui, il faut créer un front démocratique, partis de l'opposition et de la majorité compris, contre la stratégie de la N-VA. "J'espère que les autres partis démocratiques pourront se joindre à mon appel, pour qu'on rappelle ensemble que nous vivons dans un système démocratique et ouvert. Que la Convention de Genève (que Bart De Wever souhaite remettre en cause, ndlr), ce n'est rien d'autre que la traduction de la Convention des Droits de l'Homme."

"Charles Michel doit s'expliquer au Parlement"

L'ancien Premier ministre adresse aussi un message à l'actuel Premier, Charles Michel: le socialiste regrette de ne pas l'avoir encore entendu ces dernières 24 heures. "Accepte-t-il de tels propos? Est ce que tout le gouvernement, tout d'un coup, flirte avec l'extrême-droite. Je ne le pense pas. Et donc, il doit venir au Parlement et s'expliquer."

Le président du PS veut également "qu'on arrête de faire peur aux gens. On va accueillir selon, les décisions de l'Union européenne, 4450 candidats réfugiés, peut-être 20 000 durant tout l'année. On en a eu 40 000 en 2000. Nous ne sommes donc pas dans une invasion. Ces propos qui visent à capter les voix du Vlaams Belang, ce sont des propos qu'il pourrait tenir s'il était dans l'opposition. Mais il est dans la majorité, dans le gouvernement qui représente tout les Belges. C'est totalement intolérable."

Des sanctions contre la Hongrie

Dès la fin du cours donné par Bart De Wever à Gand, Kris Peeters, ministre fédéral CD&V, s'est démarqué de la ligne du leader de la N-VA. "Chaque femme et homme qui se démarque, qui contredit Bart De Wever fait oeuvre utile pour les libertés et pour l'honneur de notre pays", ajoute Elio Di Rupo qui a également son opinion sur la Hongrie.

Dans ce pays, les autorités ont invité l'armée à ne pas hésiter à tirer sur les réfugiés. "On doit prendre des sanctions à son égard (de Viktor Orban, Premier ministre hongrois, ndlr), et je trouve que l'Union européenne traîne de trop."

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