40.385 dossiers en attente depuis plus de six mois à la DG Personnes Handicapées

40.385 dossiers sont en attente depuis plus de six mois.
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40.385 dossiers sont en attente depuis plus de six mois. - © PHILIPPE FRANCOIS - BELGA

Aujourd’hui, la DG Personnes handicapées compte 40.385 dossiers en attente depuis plus de six mois, alertent lundi Solidaris et les Mutualités chrétiennes. Un chiffre bien plus élevé que celui communiqué jusqu’ici. « Seules des décisions responsables de la part du ministre Kris Peeters en charge des matières liées aux personnes handicapées, au niveau du SPF Sécurité sociale et sa direction générale Personnes handicapées pourront régler cette situation », estiment les deux mutualités.

Après la carte blanche de 22 professeurs d’université publiée le 7 janvier, plusieurs associations du secteur du handicap (l’ASPH, Altéo et la LUSS), ont confirmé les difficultés et interpellé vigoureusement les autorités politiques.

Depuis 2017, la direction générale Personnes handicapées (DGPH) du SPF Sécurité sociale est difficilement joignable tandis que les dossiers en retard s’accumulent, au mépris d’une population particulièrement vulnérable.

Son directeur, André Gubbels, avait fait état d’une diminution progressive de l’arriéré, avec 12.000 dossiers en attente en novembre. Or, d’après Solidaris et les Mutualités chrétiennes, le nombre de dossiers en retard de plus de six mois s’élève actuellement à 40.385. Ces dossiers concernent notamment des demandes d’allocations, pour lesquels la réglementation impose un délai de traitement de six mois maximum.

Manque de moyens

« Par téléphone, seul un bon tiers des appels qui ne tombent pas directement sur la sonnerie occupée reçoit une réponse du côté francophone. De visu, seuls les 60 premiers arrivés à l’unique permanence hebdomadaire qui subsiste encore au siège central de la DGPH, le jeudi matin, sont encore servis », ajoutent les deux organisations.

Sous-financée, la DGPH a perdu une part importante de son personnel et a dû faire face au choix d’un outil informatique inapproprié. De plus, « la transformation inadaptée de l’organisation interne de l’administration, avec des équipes quasi-autonomes organisées sur base géographique, a rendu très difficile leur coordination ainsi que le traitement égalitaire des usagers », pointent les mutualités.

Ces dernières demandent un refinancement urgent de la DGPH, le suivi des recommandations du Service fédéral d’audit interne, une amélioration du management de l’administration, ainsi qu’une large réflexion à la Chambre.

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