Dexia: Jean-Marc Nollet s'inquiète de l'arrivée de Karel De Boeck

Jean-Marc Nollet (Ecolo) critique le choix de Karel De Boeck pour diriger la "bad bank" Dexia
Jean-Marc Nollet (Ecolo) critique le choix de Karel De Boeck pour diriger la "bad bank" Dexia - © Archive Belga / Virginie Lefour

Le vice-président Ecolo du gouvernement wallon Jean-Marc Nollet a critiqué mercredi, sur les ondes de Twizz radio, le choix de Karel De Boeck, ancien homme fort de Fortis, comme futur patron de Dexia s.a, l'entité résiduelle issue du démantèlement du groupe.

Après avoir suscité la controverse mardi en affirmant qu'il faudrait refuser la décharge pour 2011 aux administrateurs de Dexia s.a. lors de l'assemblée générale prévue ce mercredi, Jean-Marc Nollet s'est dit "dubitatif" sur le choix, par le gouvernement fédéral, de M. De Boeck pour succéder à Pierre Mariani.

Le fait que Karel De Boeck ait été l'éphémère patron de Fortis Holding après la débâcle, et plus encore le patron du département risques de Fortis en 2007, soit juste avant l'éclatement de la crise bancaire, est "pour le moins interpellant", selon M. Nollet.

"On a l'impression que dans ce monde-là, on peut passer d'une banque à l'autre, oublier ce qui a été fait ou mal fait, retrouver comme ça une aura parce que personne ne se bouscule au portillon", a commenté M. Nollet.

Il s'interroge aussi sur les informations dont dispose un homme provenant de Fortis, "qui était un concurrent de Dexia" et sur la part de responsabilité de M. De Boeck, "dont la place à Fortis ne l'éloignait pas trop des lieux de décisions et des choix opérationnels qui ont conduit Fortis dans le problème que l'on connaît".

Interrogé pour sa part sur la RTBF, le secrétaire d'Etat Melchior Wathelet (cdH) a estimé que Pierre Mariani devait avoir "la décence" de renoncer à son parachute doré en cas de départ avant le terme de son contrat en mai 2013, comme le souhaite le gouvernement fédéral.

"Quand on assume des fonctions aussi importantes, avec des salaires aussi importants qui sont justifiés par la responsabilité de la charge, et quand la responsabilité de la charge est là, quand le risque se réalise, on ne peut plus se défiler", a affirmé Melchior Wathelet.

C'est toutefois au conseil d'administration d'en décider et "après on verra comment juridiquement on peut sortir de cette situation", a-t-il ajouté.

Toujours au sujet de cette prime de départ, le principal intéressé s'exprimait sur ce point dans L'Echo et La Libre Belgique. "Mon contrat court jusqu'en mai 2013, et il n'y a pas de prime de départ si mon contrat s'achève alors. Le gouvernement ne m'a pas demandé de renoncer à une prime, et je n'ai pas demandé à en recevoir une. Ce contrat est la seule réalité. Ma morale est claire: il faut faire la différence entre un pyromane et un pompier", affirme-t-il dans L'Echo.

Belga

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