Devenir belge: une procédure devenue plus difficile depuis 2013

Des tentes de demandeurs d’asile en septembre 2010.
Des tentes de demandeurs d’asile en septembre 2010. - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Depuis l'an dernier, les demandes d'obtention de la nationalité Belge sont en chute libre. En 2013, leur nombre a baissé de près de 70% par rapport à l'année précédente. L’explication réside dans une procédure devenue beaucoup plus stricte depuis le 1er janvier 2013.

Face à ce constat des associations se mobilisent. Hier, elles ont organisé un forum à Bruxelles. Avec pour objectif d’orienter les personnes intéressées et de les aider à y voir plus clair. Les demandeurs doivent prouver leur connaissance de l’une des trois langues nationale et leur intégration sociale.

Depuis le 1er janvier 2013, les conditions pour obtenir la nationalité Belge sont plus strictes et la procédure est devenue payante: 150 euros. Ce qui en décourage beaucoup.

Iranienne, Latchine est arrivée en Belgique il y a quatre ans. "Au début, je suis venue en Belgique pour faire mes études. Ensuite, je me suis ensuite mariée et j’ai attendu un enfant." Aujourd’hui, le mari de Latchine et son bébé sont belges. Mais elle-même n'entre pas encore dans les critères requis.

Pour elle, la nationalité belge reste malgré tout un objectif. Cela lui permettra de postuler à un emploi public, d'obtenir un emprunt  et de voyager plus facilement en Europe.

S’y ajoute l’aspect symbolique, commente Rachida Meftah, de l'ASBL "Objectif": "Certaines personnes en ont assez de leur situation d’étranger. Surtout lorsqu’ils se rendent à l’administration communale et doivent aller au guichet réservé aux étrangers. Ou dans la fille des étrangers non européens lors de voyages hors de nos frontières. Et cela alors qu’ils éprouvent le sentiment d’être belge et européen."

Au-delà d'une procédure à leurs yeux trop sévère et complexe, les associations impliquées regrettent aussi l'attitude de certains agents d'accueil communaux, jugés parfois eux-mêmes mal informés et de mauvais conseil.

Barbara Schaal

 

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