Deux enfants de combattants de l'E.I. sont arrivées en Belgique

Selon les infos de la VRT, la justice a déclaré que les deux petites filles peuvent aller vivre chez leur grand-mère.

L'avion transportant les deux enfants est arrivé à l'aéroport de Liège plus tôt dans la journée. Les fillettes de 2 et 4 ans sont nées en Syrie d'un père parti de Belgique faire le djihad là-bas. Ce dernier est décédé sur place en mars 2016. La mère des deux enfants est quant à elle emprisonnée en Turquie. Elle a été arrêtée en janvier 2018 alors qu'elle passait la frontière avec ses filles et condamnée à 10 ans de prison pour terrorisme. Les enfants étaient hébergées chez des proches de la famille en Turquie. 

L'arrivée des fillettes marque l'épilogue d'un combat entamé il y a un an en Belgique par leur grand-mère Rachma Ayad(la mère de leur mère). En effet, les deux fillettes n'avaient pas de certificats de naissance ou de pièces d'identités, elles sont apatrides et n'ont donc pas la nationalité belge. Leur grand-mère a dû prouver leur lien avec le pays grâce à un test ADN. Rachma Ayad avait également dû saisir la justice avant de voir l'Etat belge délivrer un visa humanitaire aux fillettes et organiser leur arrivée en Belgique.

Les deux enfants avaient été prises en charge par les autorités compétentes à leur arrivée. Le juge de la jeunesse devait décider si elles pouvaient rester chez leur grand-mère ou être placées dans une famille d'accueil. Selon la VRT, la justice a permis aux deux petites filles de vivre chez leur grand-mère.

D'autres enfants sont toujours Syrie

Selon l'OCAM, il resterait environ 160 enfants dans la zone irako-syrienne. Certains se trouvent dans des camps, d'autres ne sont pas localisés.  80% de ces enfants ont moins de six ans et sont donc nés sur place. Comme les fillettes arrivées aujourd'hui en Belgique, ces enfants n'ont donc pas de papiers, d’existence légale. Pour envisager une arrivée en Belgique, les familles de ces enfants doivent donc prouver leur lien avec un parent belge, par exemple via un test ADN. 

Au total, depuis 2017, la Belgique a rapatrié 11 enfants. Tous étaient déjà en Turquie au moment de leur rapatriement.

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