Des violences policières en marge de la manifestation pour les soins de santé ?

Des violences policières en marge de la manifestation pour les soins de santé ?
Des violences policières en marge de la manifestation pour les soins de santé ? - © JOHN THYS - AFP

Après avoir reçu plusieurs signalements de violences policières en marge de la manifestation de dimanche pour un refinancement des soins de santé, le mouvement "La santé en lutte" a lancé mardi un appel aux témoignages sur sa page Facebook. Il n'est pas pour l'instant question de déposer une plainte collective, mais le sujet des violences policières sera abordé mercredi soir lors d'une réunion du mouvement sur le bilan de la mobilisation, a indiqué mardi soir Faiza Hirach, membre de "La santé en lutte" et une des porte-paroles de la manifestation de dimanche.

C'est d'abord la gestion de la force qui est critiquée par le mouvement. "La police a trahi l'accord qu'elle nous a imposé", défend Faiza Hirach. Elle explique ne pas comprendre pourquoi la police a chargé les manifestants sur la place de l'Albertine à la fin des discours et pourquoi elle a bloqué et a arrêté des personnes qui cherchaient à fuir la dislocation du rassemblement.

Sur les 7000 manifestants selon les organisateurs et 4000 selon la police, 35 personnes ont été arrêtés, dont 3 judiciairement. "Plusieurs petits groupes ont tenté de poursuivre la manifestation et de relancer le cortège", avait alors avancé le porte-parole de la police.

"La Santé en lutte" dénombre pour l'instant 6 témoignages. Une participante a expliqué sur Facebook qu'elle quittait la manifestation quand elle a été malmenée rue de la Régence. Elle déclare dans son témoignage que deux adolescents qui attendaient le tram et un homme avec ses courses ont également été arrêtés. Elle ajoute avoir rassuré une jeune mineure en pleurs qui était effrayée, avoir vu un homme se faire gazer par un commissaire de police et une femme se faire frapper.

"On a des témoignages de mères de famille qui quittaient la place parce qu'elles avaient senti la tension monter et qui ont été attrapées par la police", déplore Denis Huart, membre de "La santé en lutte" qui récolte les récits. "On s'est fait charger vers 15h30 place de l'Albertine alors qu'on avait une autorisation jusqu'à 16h00 et que le rassemblement était pacifique. On ne comprend pas. (...) Certains se sont retrouvés agglutinés. La police a donc mis en danger sanitaire des manifestants".

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