Des universités flamandes se mobilisent pour un professeur de la VUB condamné à la peine capitale en Iran

Des universités flamandes se mobilisent pour un professeur de la VUB condamné à la peine capitale en Iran
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Des universités flamandes se mobilisent pour un professeur de la VUB condamné à la peine capitale en Iran - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

Les cinq universités flamandes appellent jeudi les autorités régionales, fédérales et européennes à exercer une "pression maximale" sur l’Iran, où le médecin irano-suédois et professeur invité à la VUB Ahmadreza Djalali, condamné pour espionnage, a été placé en isolement en vue d’une exécution imminente.

Dans un communiqué, le Conseil interuniversitaire flamand appelle à "une pression maximale" sur les autorités iraniennes. Les recteurs se disent "horrifiés" de constater qu'"après plus de deux ans et demi d’efforts diplomatiques, la situation de M. Djalali s’est drastiquement dégradée".

L’exécution pourrait être imminente

La condamnation à mort de M. Djalali est dénoncée par de nombreuses organisations de défense des droits de l’homme, dont Amnesty International. "L’exécution pourrait être imminente. C’est intolérable. Nous appelons les responsables politiques et diplomates à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour convaincre les autorités iraniennes d’annuler la condamnation à mort du Dr Djalali avant qu’il ne soit trop tard", a indiqué Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone d’Amnesty International.

Mercredi, la ministre belge des Affaires étrangères Sophie Wilmès a affirmé soutenir l’appel lancé par son homologue suédoise Ann Linde, en faveur d’une annulation de l’exécution du médecin irano-suédois.

Arrêté en avril 2016 en Iran

Condamné à mort en 2017 à l’issue d’un procès "inique et entâché de torture", selon Amnesty, Ahmadreza Djalali, qui a travaillé à l’Institut Karolinska, une faculté de médecine de Stockolm et a été professeur invité à la VUB, avait été arrêté au cours d’une visite en Iran en avril 2016. Il été reconnu coupable d’avoir transmis au Mossad, les services de renseignement israéliens, des informations sur deux experts iraniens du nucléaire qui ont abouti à leur assassinat.

Pendant sa détention, la Suède lui avait accordé la nationalité suédoise en février 2018, quelques mois après que la Cour suprême iranienne eut confirmé sa condamnation à la peine capitale.

M. Djalali a affirmé qu’il avait été condamné car il avait refusé d’espionner pour le compte de l’Iran lorsqu’il travaillait en Europe.

 

Soir Première 25/11/2020

Les explications de Philippe Hensmans, directeur d'Amnesty International Belgique.

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