Dès septembre, jusqu'à 20 consultations psychologiques pourront être remboursées par année

À partir du 1er septembre, chacun pourra bénéficier d'une consultation psychologique à prix abordable, à raison de 11 euros par séance et ce, jusqu'à 20 séances par an. Un accord en ce sens a été dégagé entre l'Inami, le SPF Santé publique et le secteur, rapportent les titres de DPG Media et Mediahuis. "Nous nous dirigeons vers une aide psychologique accessible et abordable pour tous ceux qui en ont besoin", selon le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit).

L'accord prévoit que les patients en soins psychologiques de première ligne puissent suivre une thérapie de groupe ou des séances individuelles. Pour les adultes, un maximum annuel de huit séances individuelles et de cinq interventions de groupe pourront faire l'objet d'un remboursement. Pour les enfants, ce serait respectivement dix et huit séances par an.

Pour les soins psychologiques plus spécialisés, l'accord prévoit pour les adultes un maximum de vingt séances individuelles et douze séances de groupe. Pour les enfants, ce sera respectivement vingt et quinze. 

L'idée est aussi d'intervenir le plus vite possible: une première consultation thérapeutique individuelle serait proposée dans la semaine ou au maximum dans le mois suivant la demande.

Les bénéficiaires de l'intervention majorée débourseront 4 euros par séance individuelle, les autres patients 11 euros. Pour les interventions de groupe, l'apport du patient sera de 2,5 euros. En outre, la première séance individuelle en soins psychologiques de première ligne sera gratuite.

Protocole

Le nouvel accord, qui fait partie de la révision du protocole "soins de santé mentale", reprend aussi d'autres réformes. Le remboursement pour les psychologues cliniciens et les orthopédagogues est porté à 75 euros par séance individuelle et à 326 ou 400 euros par session de groupe. 

Le budget fédéral va considérablement augmenter, pour passer à 152 millions d'euros, soit presque quatre fois plus que l'enveloppe prévue pour 2020 par l'ancienne ministre Maggie De Block (Open Vld). L'accord est valable au moins jusque fin 2023.

"Cette première grande étape paraît suffisante", a commenté Koen Lowet, le directeur de l'association flamande des psychologues cliniciens (VVKP). "Il y aura suffisamment de psychologues, et les patients qui se présentent avec des demandes d'aide plus complexe ou des soins spécifiques, comme un accompagnement post-traumatique, entreront aussi en ligne de compte pour un remboursement. C'est une réforme si radicale que nous ne serons pas en mesure d'en communiquer tous les détails avant fin août, mais l'accord est bien là, finalement".

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