Des sans-papiers expulsés d'un bâtiment de la FGTB : le syndicat explique n'avoir eu d'autre choix

Des sans-papiers expulsés d’un bâtiment de la FGTB : le syndicat explique n’avoir eu d’autre choix
Des sans-papiers expulsés d’un bâtiment de la FGTB : le syndicat explique n’avoir eu d’autre choix - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

Quarante-six personnes sans papiers, dont 17 enfants, ont été enjointes par la justice, le 16 février, sur requête unilatérale de la FGTB, de quitter dans les huit jours un bâtiment appartenant au syndicat situé rue Stevens, dans le quartier du Sablon à Bruxelles. Les habitants déplorent un délai extrêmement court, mais la FGBT affirme que ceux-ci ont été avertis de la vente du bâtiment dès mars 2020.

"Ce bâtiment, nous ne l’occupons plus depuis mai 2019. Nous avons alors permis, en juin de la même année, une occupation temporaire. Puis, en mars 2020, nous avons informé les habitants que nous avions signé un compromis de vente et nous leur avons proposé de l’aide pour le relogement", a expliqué vendredi Thierry Bodson, président de la FGTB.

Ils ont rompu le contact

"Nous les avons rencontrés une nouvelle fois en novembre 2020, pour leur dire que l’échéance approchait, puis ils ont rompu le contact", a-t-il ajouté. "Nous n’avons pas eu d’autre choix car le temps presse. Nous avons en effet rendez-vous chez le notaire mi-avril et nous allons devoir nous engager à céder un bâtiment libre d’occupation", a-t-il souligné.

"S’il y a une reprise du dialogue et que l’on trouve un accord à l’amiable, tant qu’il se situe avant la mi-avril, alors bien sûr nous retirerons notre requête. Mais à ce jour, la communication semble rompue", a précisé Thierry Bodson.

Les occupants ont déclaré jeudi qu’ils espéraient pouvoir rester jusqu’en juin. "Quitter le bâtiment en pleine période hivernale, au milieu de l’année scolaire et à un moment où il est clair que la pandémie et sa batterie de mesures sanitaires contraignantes sont loin d’être terminées, c’est impossible ! À moins de provoquer un véritable drame social", avait pour sa part argué une habitante.

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