Des procédures de recrutements accélérées pour pallier la pénurie de policiers

Des procédures de recrutements accélérées pour pallier la pénurie de policiers
Des procédures de recrutements accélérées pour pallier la pénurie de policiers - © nmated - Getty Images/iStockphoto

Pour pallier la pénurie de policiers, les procédures de recrutement devraient être accélérées. Aujourd’hui, il faut plus d’un an avant qu’une recrue puisse être opérationnelle. L’objectif est de réduire ce temps de moitié, une nouvelle bien accueillie dans les zones de police. C'est par exemple le cas à Wavre, où les policiers manquent.

La zone de police de Wavre compte une centaine de policiers. Après cinq ans d’activité, chacun d’entre eux peut prétendre en principe à un transfert dans une autre zone. En Brabant wallon, c’est assez fréquent.

"En Brabant wallon, les loyers sont relativement élevés, donc les jeunes policiers qui sortent des académies ne s’installent pas en Brabant wallon et vont plutôt privilégier la région namuroise. Et au fil du temps, quand ils commencent à avoir des enfants, ils vont s’installer dans cette région, et donc quittent la zone de police", explique Bernard Demaertelaere, chef de zone à Wavre.

Le remplacement d’un policier pourrait intervenir rapidement, mais faute de candidats disponibles, c’est mission impossible aujourd’hui. "Quelqu’un m’annonce qu’il va partir, il part après six semaines et je me retrouve devant la difficulté de devoir suppléer cette absence pendant plusieurs mois. Pour l’instant, on a par exemple trois emplois qu’on n’arrive pas à remplir", complète le chef de zone.

Réduire de moitié les délais de recrutement est donc souhaitable, mais à condition, pour Bernard Demaertelaere, de ne pas brader la qualité de la sélection. "Nous attendons de ces policiers qu’ils soient d’abord physiquement aptes, qu’ils aient les bons réflexes sur le terrain, et surtout qu’ils puissent rédiger des procès-verbaux à destination de la magistrature."

Les gains de temps seront obtenus par une meilleure organisation des procédures, dit-on côté fédéral. L’espoir est aussi de réduire du même coup le nombre d’abandons des candidats.

Archives : Journal télévisé du 21/05/2018

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