Des policiers en nombre et des fouilles aléatoires sur les quais du Thalys

Depuis dimanche, après l'attaque de vendredi dernier dans le Thalys Amsterdam-Paris, la sécurité est renforcée sur les quais de la gare de Bruxelles-Midi. Cinquante-quatre policiers fédéraux supplémentaires viennent d’être affectés aux quais des trains à destination de l’étranger. Une mesure qui, dit-on, n’est que temporaire.

Parallèlement, les bagages des passagers seront également contrôlés, de manière aléatoire.

Et ces mesures ne concernent pas uniquement les passagers des trains internationaux comme l'a affirmé à la RTBF Jacqueline Galand (MR), la ministre fédérale de la Mobilité : "Aujourd’hui, les contrôles sont fort accentués pour les trains internationaux. Mais évidemment, j’ai demandé qu’il y ait des contrôles dans l’ensemble des gares parce qu’on ne peut pas se focaliser uniquement sur les gares internationales parce que cela permettrait aux personnes mal intentionnées d’aller les commettre dans les gares qui sont moins surveillées".

Les syndicats, eux, estiment que ce n'est pas assez. Ils demandent des moyens supplémentaires pour les agents de Securail. Avec des menottes et une bombe au poivre, ils estiment que leur matériel n’est pas adapté. Ils réclament également davantage de personnel.

Sur l’ensemble du territoire, près de 500 agents de Securail circulent dans les gares du pays. Ils ne réclament pas spécialement d’être équipés d’arme à feu, mais ils veulent du matériel qui leur permette d’agir face à un individu armé. 

Ils réclament aussi d’être mieux protégés juridiquement lors de leurs interventions.

En attendant, du côté des passagers rencontrés, les avis sont partagés. Si certains affirment ne pas voir de différences, d’autres se sentent rassurés.

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