Des pistes concrètes pour un développement durable en Belgique

Assemblée générale de l'ONU - Objectifs de développement durable: des pistes pour la mise en oeuvre en Belgique
Assemblée générale de l'ONU - Objectifs de développement durable: des pistes pour la mise en oeuvre en Belgique - © Belga

Trente-six ONG, dont le WWF, Unicef Belgique, Oxfam Solidarité et 11.11.11, formulent dans un document publié vendredi 336 pistes concrètes à mettre en œuvre en Belgique en vue de la réalisation en 2030 des 17 objectifs de développement durable (ODD) que les dirigeants du monde entier s'apprêtent à adopter ce week-end au siège de l'ONU à New York. Les recommandations des ONG visent tant le gouvernement fédéral que les Régions.

Parmi les pistes évoquées figure l'amélioration de l'accès aux soins de santé pour les personnes défavorisées, pour répondre au premier des 17 objectifs de développement durable, visant à éliminer la pauvreté dans le monde.

Autre constat, trop de pratiques non durables persistent en Belgique, notamment dans le système alimentaire. Il serait donc judicieux, par exemple, d'introduire une "taxe sur les pesticides et sur les produits nocifs pour l'environnement ou la santé", pointe le document, faisant référence à l'objectif 2 (éliminer la faim et promouvoir une agriculture durable).

Un accès à tous à une éducation de qualité et un apprentissage tout au long de la vie (objectif 4) ne se fera pas non plus sans efforts. En effet, 12% des Belges entre 15 et 24 ans n'ont ni travail, ni formation. Les organisations proposent, entre autres, une limitation du coût réel de l'enseignement ainsi que des bourses pour le supérieur attribuées prioritairement "à ceux qui en ont le plus besoin".

Les autres pistes proposées concernent l'égalité des sexes, l'accès à l'eau et à des services énergétiques fiables, la croissance économique, etc.

Les ONG plaident également pour un assouplissement des conditions d'obtention de visa et une simplification des procédures de regroupement familial pour les personnes fuyant les conflits et les crises humanitaires.

"Les pouvoirs publics belges s'obstinent trop souvent dans une logique où les conséquences écologiques et sociales négatives de décisions sont 'réparées' par la suite", pointe le rapport. D'ailleurs, de nombreuses recommandations sont "des solutions aux incohérences existantes". "Le droit belge doit donc être adapté d'urgence aux objectifs de développement durable", conclut 11.11.11 dans un communiqué.

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