"Des enfants belges sont en train de pourrir dans des camps en Syrie"

Des enfants dans un camp près de Dayr Ballut, à la frontière avec le Turquie, dans la province d'Alep (Syrie), le 22 mars 2020.
Des enfants dans un camp près de Dayr Ballut, à la frontière avec le Turquie, dans la province d'Alep (Syrie), le 22 mars 2020. - © RAMI AL SAYED - AFP

Bernard De Vos, le Délégué Général des droits de l’enfant (DGDE) a alerté vendredi le gouvernement fédéral sur le rapatriement des 42 enfants belges détenus dans les camps gérés par les autorités kurdes dans le nord-est de la Syrie. "Des enfants sont en train de pourrir dans ces camps sans nourriture, sans eau et avec la menace du coronavirus", a-t-il déclaré.

"Cela fait trois ans que nous essayons de convaincre les responsables politiques de rapatrier ces enfants mais rien ne bouge", a affirmé Bernard De Vos lors d’une conférence de presse diffusée en live sur Facebook. "Différents aspects interviennent dans le dossier, y compris celui de la sécurité. Paul Van Tigchelt, le patron de l’OCAM, était également favorable à un retour des enfants et de leurs mères."

Le DGDE demande également que les enfants soient accompagnés de leur mère lors du rapatriement. "Tous les partis politiques sont d’accord pour rapatrier les enfants mais nous sentons des hésitations pour les mères. Or, celles avec qui nous sommes en contact ont abandonné les idées qui les ont amenées en Syrie et se sont repenties. Désormais, elles sont harcelées par d’autres personnes qui n’ont pas abandonné leur idéologie. Il faut les ramener et les judiciariser."

Pour Dunja Mijatovic, commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, rapatrier les enfants sans un de leurs parents est loin d’être la solution idéale. "Ces enfants sont des victimes et ne sont pas responsables de leurs parents. Le rapatriement des enfants avec leur mère est la seule solution pour avancer. La présence de leur mère va faciliter leur intégration."

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