Des ex-djihadistes pour témoigner dans les écoles? Une idée de Flandre

Liesbeth Homans (N-VA) a lancé son idée depuis un sommet antiterrorisme à Oslo : pourquoi ne pas mettre devant des classes ou des mosquées de jeunes ex-combattants revenus de Syrie ou d'Irak, désillusionnés, pour raconter leurs expériences et leurs contacts avec les terroristes de l'État islamique ?

Avec la conviction que leurs récits pourraient freiner les éventuels candidats au voyage. Raconter les horreurs vécues au combat et en dehors, les viols dont sont victimes les jeunes filles parties s'engager auprès des combattants de Daech.

Inspirée par la résolution antiradicalisation adoptée - majorité et opposition - par le parlement flamand fin mai, cette mesure mise notamment, côté scolaire, par l'organisation de ces "contre-récits" sur la guerre en Syrie. Il s'agit de raconter l'envers du décor.

S'assurer du caractère déradicalisé des témoins

Une initiative qui n'en est qu'à ses débuts, car la ministre convient qu'il faut encore trouver les "témoins", les "djihadistes repentis", sans empêcher la justice de faire son travail, en étant sûr du caractère déradicalisé de ces "témoins" exceptionnels. Des témoins à protéger aussi sans doute, en concertation avec la police, car ils pourraient devenir des cibles à leur tour...

Côté francophone, on dispose aussi d'un plan antiradicalisation avec des initiatives au plan scolaire côté Fédération Wallonie-Bruxelles, mais là ce sont les "parents concernés", souvent plutôt des mamans qui viennent témoigner devant les classes du départ parfois sans retour de leurs enfants.

T.M. avec Fabien Van Eeckhaut

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