Des citoyens européens ne pourront pas voter: les rappels sont arrivés... en retard

Plusieurs citoyens européens qui vivent à Bruxelles n'ont pas reçu un rappel, certains se retrouvent empêcher de voter pour les élections européennes.
Plusieurs citoyens européens qui vivent à Bruxelles n'ont pas reçu un rappel, certains se retrouvent empêcher de voter pour les élections européennes. - © PHILIPPE HUGUEN - AFP

Le 26 mai, nous votons pour les élections fédérales, régionales mais aussi européennes. Dans ce cadre, les ressortissants des pays européens vivant en Belgique peuvent s'inscrire sur la liste des électeurs, disponible dans leur commune.

Pour être inscrit, il faut compléter un formulaire. La date limite pour s'inscrire était le 28 février 2019. 

Problème: dans plusieurs communes bruxelloises, les rappels pour aller compléter ce formulaire sont arrivés le dernier jour dans les boîtes aux lettres des résidents européens, soit le 28 février. Et lorsque les citoyens désireux de voter le 26 mai prochain pour les élections européennes sont arrivés dans leur commune le lendemain, on leur a répondu qu'il était trop tard.

C'est la mésaventure qui est arrivée à Lydia Martinez. Elle est espagnole et vit à Anderlecht, elle ne pourra donc pas aller voter cette année et elle est très en colère: "J'ai reçu le document le 28 février, et la date limite était le 28 février. Je me suis rendue à la commune le lendemain 1er mars et on m'a dit: c'est trop tard ! C'est grave! C'est une trahison, on m'a volé mon droit démocratique!"

Du côté du SPF Intérieur, on confirme l'information mais on relativise: "C'est vrai que quelques communes bruxelloises ont connu des soucis d'envoi de ces rappels", explique Koen Schuyten, porte parole de l'administration. Mais il relativise: "Ces rappels sont des rappels, cela veut dire que nous avons tout fait avant ceux-ci pour que les personnes concernées se rendent dans leur commune pour remplir ce formulaire. Ce n'est donc pas la première fois qu'ils recevaient les informations concernant la date limite du 28 février."

Une explication qui ne plaît pas à Lydia : "Logiquement, on reçoit deux parties: une première lettre d'explication puis un rappel. Mais je n'ai même jamais eu cette première partie!"

Selon Lydia, il y aurait donc eu une autre erreur dans cet envoi. Mais cette fois, le SPF Intérieur n'a pas été mis au courant. "Pour nous, il n'y a eu aucun souci dans l'envoi des premiers courrier", explique Koen Schuyten. 

Aujourd'hui Lydia est en colère car elle ne pourra pas voter pour les élections européennes : "Je suis en colère. On m'a privée de ce droit alors qu'on est à une époque où ce droit est primordial. Je ne prends pas ça à la légère, je suis choquée de la manière dont on m'a répondu: vous voterez la fois prochaine! J'ai même contacté la commission européenne, j'ai demandé pour obtenir un recours, mais on m'a dit non." 

Koen Schuyten confirme qu'il y a peu de chances que Lydia et d'autres citoyens européens dans le même cas puissent voter cette année: "On s'excuse pour le retard des rappels, mais on a essayé de les prévenir via la première lettre, via leur commune, un site web en 24 langues, on estime avoir tout fait pour qu'ils soient bien mis au courant."

Pour l'instant le SPF intérieur nous parle de "quelques cas" mais difficile de connaître le nombre total des Européens vivant à Bruxelles concernés par ce "couac". 

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