Des cerfs-volants devant le Parlement européen pour s'opposer aux renvois des Afghans

 L'objectif de cette semaine de mobilisation est de rappeler à l'Union européenne et aux gouvernements européens leurs responsabilités, afin que ne soient pas abandonnés ceux qui fuient les conflits et la violence.
L'objectif de cette semaine de mobilisation est de rappeler à l'Union européenne et aux gouvernements européens leurs responsabilités, afin que ne soient pas abandonnés ceux qui fuient les conflits et la violence. - © AMNESTY INTERNATIONAL / TWITTER

Des militants d'Amnesty International ont placé ce mercredi devant le Parlement européen des centaines de cerfs-volants rouges, symboles des vies afghanes menacées par un renvoi forcé en Afghanistan. L'initiative visait à rappeler aux responsables politiques leur devoir de protection envers les Afghans alors qu'une rencontre entre des députés européens et la Commission des libertés civiles du Parlement européen a lieu afin de débattre du renvoi des Afghans depuis l'Europe.

L'action s'inscrivait dans le cadre d'une semaine d'action européenne organisée par Amnesty International en coopération avec la plate-forme citoyenne 'Don't Send Afghans Back' et les ONG 'Save the Children' et 'Cere' (Conseil européen sur les réfugiés et les exilés). L'objectif de cette semaine de mobilisation est de rappeler à l'Union européenne et aux gouvernements européens leurs responsabilités découlant du droit international, afin que ne soient pas abandonnés ceux qui fuient les conflits et la violence, ni renvoyés vers le danger.

"En contraignant un nombre croissant de personnes à retourner en Afghanistan depuis deux ans, les gouvernements européens ont mis des dizaines de milliers de vies en danger immédiat, en violation du principe de non-refoulement, qui interdit aux Etats de renvoyer toute personne dans un pays où il existe un risque réel qu'elle soit victime de violations graves des droits humains", explique Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone d'Amnesty International. "En 2017, la Belgique a ainsi contraint plus d'une centaine d'Afghans à retourner dans un pays où aucune région ne peut être considérée comme sûre, niant la situation meurtrière constatée sur le terrain", a-t-il ajouté.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK