Des associations déposent plainte contre la présence militaire en rue

"L'armée fait un travail différent, ne peut pas remplacer la police"
"L'armée fait un travail différent, ne peut pas remplacer la police" - © THIERRY ROGE - BELGA

Depuis les attentats déjoués de Verviers et les attentats de Paris, au début de cette année, des militaires ont été déployés devant certains sites sensibles. Mais cette présence ne plaît pas à tout le monde. Au sein même du gouvernement, le CD&V avait émis des réserves à l'époque. Aujourd'hui, c'est la société civile qui monte au créneau. Plusieurs associations ont décidé de porter plainte. Pour la Ligue des droits de l'homme, la CNAPD et l'asbl néerlandophone Vrede, la présence de ces militaires en rue est anxiogène, voire illégale même.

La présence des militaires pour protéger certains lieux dérange ces associations. Les tâches confiées à ces militaires seraient du ressort de la police selon elles : "Ce n'est pas le rôle de l'armée. L'armée fait un travail différent, ne peut pas remplacer la police et donc, nous nous disons que s'il faut vraiment renforcer les capacités de la police, que le gouvernement investisse là-dedans, le fasse", explique Guillaume Defossé, le président de la coordination nationale de l'action pour la paix et la démocratie.

Ces associations vont même plus loin, selon elles, le relèvement du niveau de la menace au niveau 3 ne suffisait pas à justifier le déploiement de militaires dans les rues. Les trois associations porteront plainte auprès des gouverneurs des provinces concernées : "Nous introduisons un recours en annulation auprès des gouverneurs. Les gouverneurs ont la tutelle sur les bourgmestres et donc nous demandons aux gouverneurs d'annuler la décision des bourgmestres de demander au fédéral des militaires".

Actuellement 210 militaires sont encore présents quotidiennement pour la défense de lieux stratégiques, définies comme sensibles par l'OCAM, l'Organe de Coordination pour l'Analyse de la Menace.

C.B. avec B. Hupin

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