Des analyses complémentaires pour Doel 3, pas de redémarrage en octobre

"L'objectif de la réunion était de présenter l'état des lieux de la situation sur la cuve du réacteur n°3 de Doel. Aucun décision pour le réacteur n'a été prise", a souligné Willy De Roovere.

Des analyses complémentaires doivent encore menées sur la cuve de Doel 3 après la "mise en évidence d'indications de fissures". L'AFCN espère mener ces analyses d'ici la fin septembre. Les conclusions de l'enquête doivent, lors d'une seconde réunion, être présentées à plusieurs autorités. "Vraisemblablement en octobre", explique encore le directeur général.

Electrabel avait indiqué précédemment que Doel 3 serait à l'arrêt au moins jusque fin septembre. "Je ne suis pas convaincu d'un redémarrage d'ici le 30 septembre. Si les problèmes se confirmaient pour la cuve, une réparation serait difficile et un remplacement trop difficile. Cela signifierait l'arrêt de Doel 3", souligne Willy De Roovere.

Le directeur général de l'AFCN a précisé qu'il s'agissait de milliers de fissures supposées d'un diamètre de 2 cm environ. Elles ne représenteraient pas de danger de fuite car elles sont parallèles sur la structure de la cuve. Des analyses complémentaires doivent déterminer si elles peuvent évoluer vers une situation à risque.

Tihange 2 également contrôlée

D'autre part, la centrale de Tihange 2 a été mise à l'arrêt jeudi. Cette centrale possède le même type de cuve que celle de Doel 3. Des analyses identiques seront menées afin de savoir si la cuve ne présente pas d'indices de fissures. En cas d'arrêt définitif des deux réacteurs, la Belgique serait alors confrontée, à quelques semaines de l'hiver, à une pénurie d'électricité, avait prévenu Elia, le gestionnaire du réseau électrique.

"Je souhaite rappeler que Doel 3 et Tihange 2 sont à l'arrêt et ne présentent dès lors aucun danger pour la population, les travailleurs et l'environnement", a tenu à souligner Willy De Roovere.

Le point presse de l'AFCN a été suivi par des dizaines de journalistes internationaux qui voulaient notamment savoir si leur pays connaissait le même genre de problème. Willy De Roovere a indiqué qu'il fallait s'adresser aux autorités nationales compétentes.

Des experts d'autorités de sûreté nucléaire provenant de huit pays (USA, France, Suisse, Pays-Bas, Allemagne, Espagne et GB) se sont réunis jeudi à Bruxelles, à l'initiative de l'AFCN, qui présentait l'état des lieux de la situation de la cuve de Doel 3.

 

Belga

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