Zuhal Demir: des allocations de chômage "plus élevées mais limitées dans le temps"

"Des allocations plus élevées mais limitées dans le temps" (Zuhal Demir)
"Des allocations plus élevées mais limitées dans le temps" (Zuhal Demir) - © Belga

Sans se prononcer en détail sur le fond des dossiers qui lui reviennent en tant que nouvelle secrétaire d'Etat à la Lutte contre la pauvreté, à l'Egalité des chances, aux Personnes handicapées et à la Politique scientifique, Zuhal Demir est revenue samedi dans les pages du Soir et de Sudpresse sur sa défense d'une limitation dans le temps des allocations de chômage, en précisant que la Belgique a "un bon système social" mais qui doit être "adapté à l'évolution".

Limitation à deux, trois ans

"Je trouve qu'on devrait se diriger vers un système d'assurance, avec des allocations plus élevées, pour permettre à chacun de payer ses factures, mais en limitant ces allocations dans le temps, deux ans, trois ans, pour que le système permette aussi que les gens aillent travailler, et qu'ils soient motivés et incités à aller travailler. (...) Je ne trouve pas social qu'après trois ou quatre ans de chômage, on retombe à 800, 900 euros. On ne paye pas ses factures avec cela", indique la nouvelle venue au sein du gouvernement fédéral.

Quand on donne la nationalité à quelqu'un, il faut pouvoir lui demander quelque chose en échange

Sur le sujet de l'immigration, la politicienne N-VA égratigne au passage l'exécutif de Guy Verhofstadt (Open Vld). "Tous les demandeurs d'asile, les réfugiés, le flux que nous avons eu, ils ont pu devenir belges sans que les pouvoirs publics n'aient pu exiger ne fût-ce qu'une connaissance de la langue", déplore-t-elle, prônant une approche "plus stricte", mais "honnête et correcte". "Quand on donne la nationalité à quelqu'un, il faut pouvoir lui demander quelque chose en échange. La langue, les valeurs, la séparation de l'Eglise et de l'Etat, l'égalité des hommes et des femmes, la démocratie, l'Etat de droit, c'est très important. On ne l'a pas fait assez dans le passé et on se retrouve avec des jeunes qui sont nés ici et qui deviennent des combattants en Syrie". Quant au volet communautaire, "comme démocrate, je pense que tout peuple a droit à sa langue, sa culture et son pays", lâche-t-elle.

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