Dernière fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour le gouvernement Demotte

Ce jeudi, l'Hôtel de ville de Bruxelles accueille, comme chaque année, la fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Une dernière pour l'actuel gouvernement PS-cdH de Rudy Demotte.

"La jeunesse en reçoit plein la tronche"

Après 10 ans à la tête de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte ne cache pas une pointe de nostalgie  : "Des pages se tournent successivement et en même temps, c’est quelque chose que j’aime de tout cœur.  Je pense que c’est important aujourd’hui d’entendre que des gens font de la politique pour autre chose que le mandat". Mais il ne le cache pas : il reste beaucoup à faire. "C'est un travail de Sisyphe", explique-t-il. Pour la jeunesse par exemple : "Je pense qu’elle en reçoit plein la tronche pour le moment. Une étude encore aujourd’hui montre qu’elle se sent un petit peu en désespérance. C’est dangereux pour nos valeurs". Rudy Demotte souhaite, sans surprise, que se poursuivent les efforts en matière d’enseignement. Le pacte d'excellence est, selon lui, un des meilleurs remèdes contre l'extrémisme qui monte en Europe. Rudy Demotte ne cache également pas son opposition à la régionalisation pure et simple de l'enseignement. 

"On a perdu deux, trois mois précieux"

Ce gouvernement a été touché par le choix en juin 2017 de Benoît Lutgen, le président du cdH, de mettre le PS sur la touche. "On a perdu deux, trois mois précieux", confie le président de la Fédération Wallonie-Bruxelles. En Wallonie, le changement de coalition a eu lieu. Mais, en Fédération Wallonie-Bruxelles, cela n'a pas été le cas. Et depuis, on peut parler de cohabitation plutôt "apaisée" entre le PS et le cdH. Rudy Demotte va même plus loin : "Si le pari avait été de nous mettre en désaccord sachant que nous ne pouvions pas ne pas vivre ensemble. Cela n’a pas marché. Mais ça a compliqué les choses". Il est vrai que le PS et le cdH n'avaient pas vraiment d'autre choix que d'aller de l'avant. Le gouvernement Demotte avait et a toujours une obligation de taille : faire avancer le Pacte d'excellence pour l'enseignement.

Le dossier avec un grand "D" de ce gouvernement dont plusieurs textes doivent encore être votés avant la fin de la législature. Et, en Fédération Wallonie-Bruxelles, plus qu'ailleurs encore, lorsqu'on parle projet, on parle budget. Le gouvernement connaît sa principale limite. La Fédération Wallonie-Bruxelles n'a pas de pouvoir fiscal et 85% de ses moyens servent à payer des salaires.

Des ministres en campagne

Tous, en tout cas, sont candidats au scrutin communal. André Flahaut à Nivelles, Rachid Madrane à Etterbeek, Jean-Claude Marcourt à Liège, Marie-Martine Schyns à Herve et Alda Greoli à Liège. Pour Rudy Demotte à Tournai et Isabelle Simonis à Flémalle, qui sont aussi sur les listes, c'est différent. Ils sont, en effet, déjà bourgmestres, mais empêchés car ministres.

Mais, Isabelle Simonis a déjà expliqué que si elle gagnait le 14 octobre, elle quitterait au plus tard son poste de ministre en décembre. Et Rudy Demotte a déjà expliqué qu'il ne comptait pas rempiler comme ministre s'il était à nouveau bourgmestre de sa ville...

 

 

Archive : JT 02/09/2018

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