Dépistage massif à Edegem et Kontich: une mère de famille partie en Suisse a ramené le variant britannique du coronavirus

Comme dans la région de Houthulst, en Flandre occidentale, où des tests de dépistage sont en cours dans les écoles situées autour d’un foyer de contamination au variant britannique, une opération de testing similaire a aussi été organisée en province d’Anvers, à Edegem et Kontich. Là-bas, les testeurs suivent les traces d’une vacancière partie en Suisse et qui, à son retour, n’a pas respecté scrupuleusement les consignes de quarantaine, permettant ainsi au virus de se propager.

Les règles de la quarantaine ont été mal respectées

C’est un peu une course contre la montre qui est engagée en province d’Anvers pour repérer toutes les personnes qui ont pu être contaminées après le retour de vacances d’une mère de famille porteuse du variant britannique du coronavirus.

Cette habitante d’Edegem est partie le 19 décembre en Suisse. Divorcée, elle a laissé sa fille à la garde du père. Au retour de Suisse, le 27 décembre, la mère de famille a directement accueilli sa fille. 


►►► Crise du coronavirus: quand ce n'est pas interdit, c'est que c'est autorisé


Le 28 décembre, la mère a passé une première fois un test Covid. Le résultat s’avèrera négatif. Elle a alors continué à héberger sa fille. Après quelques jours, cette dernière est repartie à nouveau chez son père le 3 janvier et est retournée à l’école, le 4. 

De son côté, la mère a passé une nouvelle fois un test le 3 janvier. Le résultat s’avérera positif. Le 6 janvier, la fille a ressenti les premiers symptômes du coronavirus. Le 7 janvier, le père et la fille ont été testés. Le 8 janvier, le verdict est tombé, le test est positif. Le 11 janvier, il est demandé au père de prolonger sa quarantaine, car il s’agit du variant britannique du virus.

Le 17 janviers, deux écoles de Kontich et d’Edegem ont été fermées pour une semaine, sur décision des autorités communales.

Plusieurs milliers de personnes en quarantaine et dépistage massif

En ce début de semaine, des tests ont été réalisés sur les élèves et les enseignants de deux établissements scolaires. L’un à Edegem. C’était l’école fréquentée par la fille de la maman qui a "importé" le virus. 

L’autre école est située à Kontich. On y réalise des contrôles car une enseignante qui y travaille est aussi en poste à l’école d’Edegem. 500 élèves et 50 enseignants à Kontich sont ainsi testés. A Edegem, il s’agit de 1450 élèves et de 250 enseignants.  

Quelque nouvelles contaminations ont été enregistrées parmi les élèves et le personnel de l'école élémentaire OLFA Elsdonk à Edegem, a indiqué ce mardi le bourgmestre d'Edegem, Koen Metsu N-VA). Des chiffres précis ne sont pas encore connus car les échantillons doivent encore être réanalysés.

Le bourgmestre, Koen Metsu (N-VA), ne veut pas stigmatiser la mère à l’origine du foyer de contamination au variant britannique.  "Je ne vais pas parler de ce cas particulier, parce que c’est le processus d’une personne qui est choquée. Elle est coupable, elle le sait. C’est son erreur qui a impacté des milliers de personnes. Mais c’est aussi le système qui a des manquements", faisant référence aux difficultés pour les autorités de contrôler tous ceux qui doivent être testés et de s’assurer que les quarantaines sont respectées. 

Pour l’heure, à Edegem et Kontich, ce sont 5000 personnes qui ont été mises en quarantaine. 

Sujet JT 19/01/2021

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK