Dépenses électorales : pour Charles Michel, il faut comptabiliser l’implication des syndicats et mutualités socialistes

Dépenses électorales: pour Charles Michel, il faut comptabiliser l'implication des syndicats et mutualités socialistes
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Dans la dernière ligne droite avant les élections, Charles Michel, président du MR, était ce matin l’invité de Matin Première.

Questionné sur la façon de convaincre les déçus ou réfractaires au vote, le Premier ministre à estimé qu’il s’agissait d’un vote important pour les 5 prochaines années. « Il y a une question importante, à savoir si l’on veut continuer à soutenir le développement économique, l’emploi, les investissements, relever le défi climatique et rester positif ou soutenir les vieilles recettes du passé portées par le PS, Ecolo, la FGTB et qui chaque fois, ont amené plus de pauvreté et moins de moyens pour financer la solidarité ».

La Commission des dépenses électorales saisie par le MR

A quatre jours du scrutin, le MR a également fait savoir qu’il saisira la Commission de contrôle des dépenses électorales pour lutter contre « l’action commune » des syndicats. Charles Michel estime que la FGTB et la Mutualité Socialiste utilisent des moyens pour financer la campagne du PS et que cela ne semble pas correspondre à la loi sur les dépenses électorales.

« Quand des documents massifs financés par la Mutualité, qui devrait plutôt s’occuper de rembourser les soins de santé, sont utilisés pour attaquer des partis politiques et soutenir le PS, cela a un impact ». Le président du MR considère que dans une campagne électorale, il y a des règles strictes en matière de financement. « S’il y a deux poids deux mesures, le débat n’est pas équilibré. Je constate que ce sont des méthodes qui ne sont pas respectueuses des principes d’équité dans une campagne électorale », a-t-il ajouté.

Charles Michel a également pu être interrogé sur les propos de Bart De Wever, utilisant en 2016 le terme « Razzia » afin d’évoquer des actions policières en fonction de nationalités « pour remplir des avions de Air Franken ». Le président du MR a fermement condamné ces mots, « des propos outranciers de la part de Bart De Wever qui doivent être condamnés ». Le président de la N-VA faisait référence à la politique migratoire sous le gouvernement Michel.

S’agit-il d’une politique d’expulsion et d’hébergement en centre d’action avec des actions policières dictées en ce sens ? Charles Michel a défendu son action en estimant « agir pour combattre la criminalité et faire en sorte que les passeurs et les mafias soient combattus ». Il estime en outre qu’il est nécessaire de faire reculer la migration irrégulière et qu’il faut « encourager les personnes présentes sur notre sol de manière irrégulière à rentrer dans des procédures et demandes d’asile ».

Il estime qu’il ne doit pas y avoir deux poids deux mesures face à ce genre de propos et fait référence à l’affaire du tract rédigé en turc émis par le bourgmestre PS de Saint-Josse. « Quand Emir Kir évoque un racisme d’Etat, […] parle de chasse aux musulmans, qu’il fait des comparaisons avec la Deuxième Guerre Mondiale, ce sont des propos extrêmement graves ». Charles Michel a également mentionné de la part du PTB, des caricatures « antisémites » publiées sur Facebook et regrette que le PS n’ait pas mis les choses au point à ce sujet.

« Le tronc commun va dans le mauvais sens »

Parmi les thèmes également abordés ce matin, Charles Michel a pu s’exprimer sur l’enseignement. Le MR s’est ainsi opposé durant cette législature à certains éléments du pacte d’excellence dont le tronc commun, un cursus scolaire prévu de la maternelle jusqu’à la troisième secondaire. Le président du MR estime qu’il s’agit d’un point central car « l’enseignement est l’épine dorsale de notre société ».

Il considère que ce tronc commun va dans le mauvais sens « car il met tous les élèves dans le même moule et empêche les élèves qui ont du potentiel de progresser plus vite vers des études supérieures […] Nous souhaitons élever la qualité de l’enseignement, donner plus d’autonomie aux enseignants mais surtout régler cette question de pénurie ».

Présent hier soir aux débats des présidents, Charles Michel estime que celui-ci à permis de clarifier les positions. « On voit bien qu’il y a un axe PS-Ecolo-PTB-FGTB qui se dessine ». Les présidents de partis ont invoqué de nombreuses baisses d’impôts et dopage du pouvoir d’achat. Mais comment financer ces mesures ? « La gratuité n’existe pas. Il faut dépenser moins et dépenser mieux, notamment en Wallonie et à Bruxelles », déclare-t-il.

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