Démission de Joëlle Milquet: la "multiplication" du nombre de ministres pointée par l'opposition

Démission de Joëlle Milquet: la "multiplication" du nombre de ministres pointé par l'opposition
Démission de Joëlle Milquet: la "multiplication" du nombre de ministres pointé par l'opposition - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

Ecolo, par la voix de son co-président Patrick Dupriez, a déploré samedi la "multiplication incompréhensible de la population" de ministres en Wallonie et Fédération Wallonie-Bruxelles, après la désignation samedi de Marie-Martine Schyns et Alda Greoli respectivement à l'Enseignement et à la Culture. DéFI dénonce de son côté "une occasion manquée du remaniement ministériel francophone".

Le choix cdH va à contre-courant d'une gestion saine du personnel politique

"Durant la précédente législature, les gouvernements wallons et de la Fédération Wallonie-Bruxelles comptaient 11 ministres pour 3 partis. Ces mêmes gouvernements comptent aujourd'hui 14 ministres pour seulement 2 partis. Une multiplication incompréhensible pour la population", réagit Patrick Dupriez, coprésident d'Ecolo. Pour le parti, "l'équipage PS-cdH avait l'opportunité de revoir la composition pléthorique de leurs gouvernements régionaux et communautaire".

Un avis partagé par DéFI. "Le remplacement de la ministre Milquet aurait dû être l'occasion de corriger la pléthore de ministres en Région wallonne et Fédération Wallonie-Bruxelles", selon Caroline Persoons, chef de file DéFI au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Celle-ci affirme que "le choix cdH va à contre-courant d'une gestion saine du personnel politique. Sans contester les compétences des personnes désignées, on peut regretter les choix posés car ils n'aideront en rien à rétablir la confiance entre citoyens et responsables politiques."

Un tour de passe-passe, mais quand même un ministre en plus

La cheffe de groupe MR au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Françoise Bertieaux, a fait part samedi de ses doutes quant à l'absence de répercussion budgétaire du remaniement ministériel aux gouvernements francophone et wallon, consécutif à la démission de Joëlle Milquet.

"Sauf à avoir une ministre bénévole - ce que nous ne souhaitons pas - je ne vois pas bien comment cette opération est faisable", a indiqué Mme Bertieaux. Elle interrogera au plus tôt le gouvernement pour en avoir le cœur net, elle qui soupçonne une inévitable augmentation du personnel des cabinets en plus du coût d'une rémunération ministérielle. "On ose espérer que l'on récupérera une partie du cabinet" de Mme Milquet pour éviter une forte augmentation de ce type de personnel, a-t-elle ajouté.

Le nombre de personnalités politiques dans les deux gouvernements passe en effet de 13 à 14 avec ce remaniement, car René Collin, l'une des "doubles casquettes", n'a désormais plus que des compétences régionales. Le président du cdH Benoît Lutgen a toutefois souligné que cette augmentation irait de pair avec une réduction à due concurrence dans les budgets de fonctionnement des cabinets, de sorte que le changement soit neutre budgétairement pour le citoyen.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK