Démission de Charles Michel: vers des élections anticipées ou un gouvernement en affaires courantes?

Le Premier ministre Charles Michel a annoncé mardi à la Chambre qu'il irait chez le Roi pour présenter la démission de son gouvernement.

Il a constaté que son appel n'a pas été entendu.

Ce n'est pas pour autant le chaos, comme l'a expliqué sur le plateau du JT le responsable politique de la RTBF Thomas Gadisseux : "C'est la case royale, une des étapes dans la crise politique, dans la dramatisation. Il a senti qu'il n'aurait pas la confiance, qu'il ne pourrait pas agir au cas par cas pour voter, ça veut dire que son gouvernement va basculer, être en affaires courantes, un budget fait de douzièmes provisoires et une neutralisation d'un certain nombre de dossiers politiques".

La décision d'organiser ou non des élections anticipées dépend en effet du gouvernement, qui n'a pas manifesté l'intention jusqu'ici d'aller dans cette voie. David Clarinval l'a répété clairement pendant l'édition spéciale du JT de la RTBF : le MR ne souhaite pas aller vers les élections anticipées, il a regretté le "petit jeu" de l'opposition, mais poursuivra en affaires courantes. Il appartient au Roi de s'exprimer. Il existe plusieurs pistes dont les affaires courantes, a-t-il ajouté.

►►► Lire aussi: Baromètre politique: qui a intérêt à aller aux élections?

Quels problèmes concrets poserait un gouvernement en affaires courantes?

La Belgique est actuellement dirigée par un gouvernement fédéral minoritaire, depuis que la N-VA a décidé de quitter officiellement la coalition gouvernementale. Une situation délicate, qui pourrait encore se compliquer, si la motion de méfiance que plusieurs partis ont annoncé vouloir déposer, est votée par le parlement.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK