Déménagement du FNRS: une décision politique largement contestée

Bernard Rentier, recteur de l'ULg, ne voit pas l'utilité du transfert du FNRS à Charleroi
Bernard Rentier, recteur de l'ULg, ne voit pas l'utilité du transfert du FNRS à Charleroi - © Belga

La semaine dernière, Jean-Marc Nollet (Ecolo) annonçait être mandaté pour planifier le déménagement du FNRS de Bruxelles à Charleroi. L'idée séduit aussi le président du PS, Paul Magnette. Mais il semble que le ministre écolo se soit avancé un peu vite, à en juger par les protestations entendues hier au Parlement Wallonie-Bruxelles

Jean-Luc Crucke (MR) et Michel de Lamotte, (cdH), ont tous deux interrogé le ministre sur le transfert du siège du FNRS (Fond national pour la recherche scientifique). Il est vrai que depuis l'annonce du déménagement, vendredi dernier, les réactions se sont multipliées.

Bernard Rentier, recteur de l'ULg et Vice-président du conseil d'administration du FNRS, "ne préjuge pas du fait que au terme d'une discussion, le conseil d'administration puisse décider que c'est oui ou que c'est non ou que c'est à certaines conditions. Mais il me semble décent et poli de poser la question d'abord".

Un seul contact avait été pris, explique le recteur. Et c'était à propos d'une éventuelle antenne du FNRS à Charleroi. Le conseil d'administration, guère intéressé, avait demandé à d'abord en connaître les implications financières.

Depuis, silence radio jusqu'à l'annonce inopinée d'un transfert à Charleroi... globalement préjudiciable à l'institution, dit Bernard Rentier.

Pas d'intérêt spécifique à ce transfert

"S'il y avait un avantage manifeste, on pourrait peser le pour et le contre. Mais ici, il y a des frais. Et il y a quelque-chose de relativement inexplicable dans la nécessité d'aller ailleurs".

Traduction de ces termes diplomatiques : c'est une volonté politique, une décision plus arbitraire que véritablement utile.

Il n'empêche : même s'il y voit plus d'inconvénients que d'avantages, le conseil d'administration du FNRS n'est pas opposé à une discussion. Il est vrai qu'il est compliqué d'ignorer un ministre de la Communauté Wallonie-Bruxelles, le principal pourvoyeur de subsides de l'institution.

Carl Defoy

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